Principaux renseignements
- L’Espagne rejette la proposition du Maroc de négocier le statut des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.
- Rabat revendique un droit historique sur ces territoires souverains espagnols.
- Les tensions territoriales s’intensifient dans un contexte de grave crise migratoire à Ceuta.
Le gouvernement espagnol a catégoriquement rejeté une proposition du Maroc visant à entamer des négociations sur le statut des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Rabat avait proposé de mettre en place une voie diplomatique officielle afin de discuter de l’avenir de ces deux villes autonomes. Le ministère espagnol des Affaires étrangères a toutefois réagi en soulignant que ces deux territoires font partie intégrante du territoire souverain de l’Espagne et, par extension, de l’Union européenne.
Revendications territoriales de Rabat
La tension s’est intensifiée lorsque le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a publiquement défendu les droits « géographiques et historiques » de son pays sur ces villes lors d’une émission diffusée sur la chaîne publique « 2M ». Ouahbi a souligné que le Maroc ne renoncerait pas à ses ambitions territoriales et a fait valoir que ces revendications devaient rester un élément central des relations bilatérales. Le cadre de dialogue qu’il a proposé visait à parvenir à une solution définitive. Qui aboutirait à terme à l’intégration des deux villes au Maroc.
Crise migratoire
Ces tensions diplomatiques s’inscrivent dans le contexte d’une grave crise migratoire à Ceuta. La ville a été submergée fin juillet lorsque des dizaines de milliers de personnes ont tenté de franchir la frontière depuis le Maroc. Un événement chaotique qui a fait de nombreuses victimes. Ouahbi s’est exprimé au cours de cette crise et a déclaré précédemment que la question de la souveraineté restait une priorité dans ses contacts avec les responsables espagnols.
Une histoire de conflits
Le différend concernant ces territoires est un conflit de longue date, le Maroc faisant valoir ses revendications depuis son indépendance en 1956. Malgré ces revendications persistantes, l’Espagne a toujours refusé de prendre en considération toute remise en cause de son autorité légale sur les deux villes. (ev)
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