Principaux renseignements
- Le marché immobilier de luxe belge a atteint un niveau record avec plus de 2 000 transactions de plus d’un million d’euros.
- La baisse des droits d’enregistrement et l’inflation ont stimulé cette forte hausse de la demande.
- Les acheteurs avertis exigent désormais des prix précis et des certificats de performance énergétique pour conclure les transactions.
La Belgique a connu une année record pour l’immobilier haut de gamme, avec plus de 2 000 biens immobiliers d’une valeur supérieure à un million d’euros qui ont changé de mains pour la première fois. Selon les données de Christie’s International Real Estate Belgium et Hillewaere Vastgoed, les ventes dans ce segment de luxe ont bondi de 27,3 pour cent, totalisant 2 079 transactions. Cette croissance a dépassé celle du marché résidentiel général, qui a enregistré une hausse de 20,6 pour cent. La Flandre a suivi cette tendance, avec 1 546 ventes de luxe, soit une augmentation de 27,5 pour cent par rapport à l’année précédente.
Knokke-Heist reste un haut lieu de l’immobilier de luxe
Knokke-Heist reste le principal pôle de ces transactions prestigieuses, représentant près d’une vente sur sept d’un million d’euros à l’échelle nationale. La ville côtière a enregistré 290 transactions de ce type, dont 101 maisons et 189 appartements ; elle représente notamment 44 pour cent de tous les appartements d’un million d’euros vendus en Belgique. Anvers (129 biens) et Gand (90) occupent également une place de choix dans le classement, suivies par d’autres zones flamandes aisées telles que Brasschaat, Bruges et Schilde.
Au niveau provincial, la Flandre occidentale arrive en tête avec 505 ventes, tandis que la province d’Anvers rattrape rapidement son retard. Le Limbourg a en revanche enregistré le volume le plus faible, Hasselt étant la seule commune à avoir enregistré plus de dix ventes.
L’inflation stimule la demande
Bart Van Delm, représentant de Christie’s et Hillewaere, attribue cette croissance à trois facteurs principaux. Premièrement, l’inflation générale a fait passer des biens immobiliers qui se situaient auparavant sous la barre du million d’euros au-dessus de ce seuil.
Deuxièmement, les acheteurs restent confiants dans l’immobilier malgré l’instabilité géopolitique et la hausse des taux d’intérêt. Enfin, une réduction significative des droits d’enregistrement pour les résidences principales — en particulier en Wallonie, où les taux sont passés de 12,5 pour cent à 3 pour cent — a stimulé la demande, entraînant une hausse de 61 pour cent des ventes de luxe dans cette région.
Baisse du prix des logements de luxe
Malgré le volume plus élevé de transactions, le prix médian de ces biens a connu une légère baisse. Le coût médian des maisons d’un million d’euros a baissé de 1,15 pour cent pour s’établir à 1 275 000 euros, tandis que le prix des appartements est resté pratiquement stable à 1 398 347 euros.
Van Delm note que les acheteurs de biens de luxe sont désormais plus exigeants et moins pressés qu’ils ne l’étaient pendant la pandémie. Les acheteurs étant moins sous pression, les biens mettent désormais en moyenne 235 jours à se vendre, ce qui rend indispensables une tarification précise et des certificats énergétiques modernes pour une transaction réussie.
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