Les Russes se ruent en masse sur les logements locatifs en Géorgie et en Arménie, craignant d’être appelés sous les drapeaux


Principaux renseignements

  • La crainte d’une mobilisation militaire pousse les Russes à chercher un logement dans les pays voisins, la Géorgie et l’Arménie.
  • La demande de logements locatifs à Tbilissi et à Erevan dépasse largement l’offre disponible.
  • La menace imminente de la conscription déclenche une vague d’émigration urgente.

Poussés par la crainte d’une nouvelle conscription, de plus en plus de citoyens russes cherchent un logement à long terme dans les pays voisins.

L’Arménie et la Géorgie

En Arménie et en Géorgie, les agents immobiliers ont constaté une forte hausse des demandes de location, la demande dans des villes comme Erevan et Tbilissi ayant augmenté de près de 30 pour cent par rapport à la même période l’année dernière.

Si une partie de cette croissance est attribuée aux tendances estivales, l’urgence manifestée par les locataires suggère une inquiétude plus profonde concernant la nécessité pour Moscou de remplacer les pertes subies lors du conflit en Ukraine.

Crise du logement à Tbilissi

L’atmosphère qui règne actuellement à Tbilissi rappelle le chaos observé peu après l’invasion de 2022, même si trouver un logement disponible s’avère désormais plus difficile en raison de l’importante population d’expatriés déjà présente. Les agents locaux signalent que les biens immobiliers sont écoulés en moins de quarante-huit heures, soulignant que le marché est incapable de suivre le rythme de cette soudaine flambée d’intérêt malgré les projets de construction en cours.

Pression sur les marchés arméniens

Des tendances similaires se dessinent en Arménie, où la hausse de la demande locative est considérée comme une conséquence directe de l’afflux croissant de ressortissants russes. Des associations d’aide aux émigrants ont signalé que les demandes de renseignements émanant de personnes souhaitant fuir la Russie ont presque doublé récemment, alimentées par des rumeurs d’une mobilisation imminente.

Menace d’une nouvelle mobilisation

Cet exode fait suite aux avertissements du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a affirmé que des informations confidentielles divulguées indiquaient que le Kremlin pourrait enrôler des centaines de milliers d’hommes supplémentaires d’ici la fin de l’année. Certains experts suggèrent que le gouvernement russe pourrait reporter l’annonce officielle jusqu’après les élections législatives de septembre afin de minimiser l’instabilité politique et les réactions négatives de l’opinion publique. (fc)

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