Principaux renseignements
- Les prix des denrées alimentaires au Royaume-Uni devraient augmenter d’ici novembre 2026 en raison du changement climatique, des perturbations de la chaîne d’approvisionnement et de la volatilité des marchés de l’énergie.
- Les denrées sensibles au climat, telles que le bœuf, le beurre et le chocolat, alimentent l’inflation actuelle des prix alimentaires.
- Atteindre la neutralité carbone est essentiel pour freiner la hausse des prix alimentaires et mettre en place un système alimentaire résilient pour l’avenir.
La crise croissante du coût de la vie devrait entraîner une hausse vertigineuse de 50 pour cent des prix des denrées alimentaires au Royaume-Uni d’ici novembre 2026. Cette analyse, menée par l’Energy and Climate Intelligence Unit (ECIU), révèle que cette flambée des prix se produira à un rythme sans précédent – presque quatre fois supérieur à celui observé au cours des deux décennies précédant la crise.
Les prix des denrées alimentaires augmentent, notamment en raison du changement climatique
Plusieurs facteurs contribuent à cette hausse spectaculaire des coûts alimentaires. Les phénomènes météorologiques extrêmes liés au changement climatique, associés aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale et à la volatilité des marchés du pétrole et du gaz, ont exercé une pression considérable sur le système alimentaire. Les ménages sont donc confrontés à des hausses incessantes dans les supermarchés.
Les produits de base tels que les pâtes, les légumes surgelés, le chocolat, les œufs, le bœuf et l’huile d’olive ont déjà connu certaines des hausses de prix les plus marquées. Ces augmentations reflètent leur sensibilité aux fluctuations des prix de l’énergie, au coût des engrais synthétiques et aux impacts liés au climat tels que les sécheresses, les inondations et les vagues de chaleur.
L’impact sur le budget des ménages
L’effet cumulatif de ces facteurs a entraîné une augmentation moyenne de 605 livre sterling (700 euros) des dépenses alimentaires des ménages entre 2022 et 2023. À eux seuls, les chocs énergétiques ont représenté 244 livre sterling (280 euros) de cette augmentation. Récemment, les denrées sensibles au climat telles que le beurre, le lait, le bœuf, le chocolat et le café ont été les principales responsables de la pression inflationniste continue sur les prix alimentaires.
Les experts préviennent que, à moins que des mesures significatives ne soient prises pour atténuer le changement climatique et opérer la transition vers la neutralité carbone, les prix des denrées alimentaires continueront de grimper de manière incontrôlable. Atteindre la neutralité carbone permettrait non seulement de limiter les impacts climatiques, mais aussi de réduire la dépendance aux combustibles fossiles, protégeant ainsi le système alimentaire de la volatilité des prix déclenchée par des événements géopolitiques tels que la guerre en Ukraine.
Les ménages à faibles revenus sont plus durement touchés
La hausse prévue de 50 pour cent des prix des denrées alimentaires aggravera les difficultés financières auxquelles sont confrontés de nombreux ménages au-delà de la phase initiale de la crise du coût de la vie. L’alimentation reste une dépense essentielle et inévitable, ce qui rend son coût croissant particulièrement lourd.
Les ménages à faibles revenus sont touchés de manière disproportionnée par ces hausses de prix, car ils consacrent une part plus importante de leurs revenus à l’alimentation. L’écart d’accessibilité financière à une alimentation saine se creuse, le cinquième le plus défavorisé de la population devant consacrer 45 pour cent de son revenu disponible à l’alimentation – ce chiffre s’élevant à 70 pour cent pour les ménages avec enfants.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

