Les Pays-Bas et la Chine cherchent à rétablir leurs relations commerciales après les tensions liées à Nexperia


Principaux renseignements

  • Le ministre néerlandais du Commerce extérieur, Sjoerd Sjoerdsma, s’efforce de stabiliser les relations commerciales instables entre les Pays-Bas et la Chine.
  • L’Europe doit s’unir pour réduire les déséquilibres commerciaux massifs et résister aux divisions diplomatiques chinoises.
  • Une future législation européenne interdira tous les produits fabriqués par le travail forcé d’ici 2027.

Lors d’une mission diplomatique et commerciale à Pékin, le ministre néerlandais du Commerce extérieur, Sjoerd Sjoerdsma, a cherché à apaiser les tensions actuelles entre les Pays-Bas et la Chine. Cette initiative visait plus particulièrement les frictions impliquant des entreprises technologiques telles qu’ASML et Nexperia.

Revenant sur ses discussions avec le responsable chinois Wang Wentao, Sjoerdsma a noté que les relations bilatérales avaient récemment semblé instables, les comparant à un « parc d’autos tamponneuses », mais a souligné que les deux nations étaient désormais déterminées à rétablir la stabilité.

L’unité de l’UE

Cette visite s’inscrit dans le cadre des efforts plus larges déployés par l’Union européenne pour éviter un conflit commercial de grande ampleur avec la Chine. Sjoerdsma a souligné la nécessité cruciale de remédier à l’énorme déséquilibre commercial, notant que l’excédent quotidien de la Chine d’environ 1 milliard d’euros vis-à-vis de l’UE nuit à l’emploi et au commerce européens.

Bien qu’il reste optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord mutuel, il a mis en garde les États membres de l’UE contre le risque de laisser la Chine semer la discorde entre eux. Il a également observé un changement dans la stratégie chinoise, suggérant que Pékin est désormais exceptionnellement déterminé à éviter une guerre tarifaire.

Résolution des litiges d’entreprise

Concernant des litiges d’entreprise spécifiques, le ministre a annoncé que le conflit autour de Nexperia avait été résolu. Après que les interventions précédentes du gouvernement eurent suscité la colère de la Chine, Sjoerdsma a déclaré qu’un dialogue constructif s’était établi entre les deux États, qui devrait désormais se refléter au niveau des entreprises.

Législation sur le travail forcé

Au-delà du commerce, le ministre a abordé la question des graves violations des droits de l’homme commises à l’encontre de la minorité musulmane ouïghoure. Il a averti que les entreprises chinoises seraient confrontées à des défis majeurs d’ici 2027, date à laquelle entrera en vigueur la nouvelle législation européenne interdisant les produits fabriqués par le recours au travail forcé.

La position de Sjoerdsma sur cette question n’est pas nouvelle. Lorsqu’il était député, il a joué un rôle clé dans l’adoption d’une motion qualifiant le traitement réservé aux Ouïghours par la Chine de génocide, faisant écho aux accusations de Human Rights Watch concernant des crimes contre l’humanité.

(at)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus