Principaux renseignements
- Les partis de la coalition francophone, le MR et Les Engagés, rejettent la note de départ « déséquilibrée » du Premier ministre Bart De Wever.
- Les détracteurs exigent que l’accent soit davantage mis sur la croissance économique plutôt que sur la génération de recettes.
- Les dirigeants du gouvernement doivent trouver 10 milliards d’euros d’économies pour stabiliser l’économie.
Des tensions sont apparues au sein du gouvernement fédéral à la suite de la présentation du cadre budgétaire initial du Premier ministre Bart De Wever. Alors que le Premier ministre a laissé entendre, lors d’un événement organisé par la N-VA, que la proposition ne contenait aucun élément inattendu grâce à des mois de préparation, les membres francophones de la coalition ont exprimé un profond mécontentement après la première réunion de lundi.
Attention excessive accordée aux revenus supplémentaires
David Clarinval, du MR, et Maxime Prévot, des Engagés, ont formulé de vives objections, qualifiant le document de déséquilibré. Clarinval a notamment fait valoir que la proposition mettait excessivement l’accent sur la génération de recettes.
Ce qui, selon lui, enfreint l’accord de gouvernement stipulant que seul un neuvième de l’effort financier doit provenir d’une augmentation des recettes.
Croissance économique
Pour sa part, Maxime Prévot a qualifié la note d’« indigeste », lui reprochant l’absence d’une stratégie claire pour stimuler la croissance économique et la compétitivité. Il s’est dit préoccupé par ce qu’il perçoit comme des préjugés communautaires, suggérant que certaines charges financières étaient transférées vers les entités fédérées sans consultation appropriée.
Prévot a souligné que les coupes budgétaires devaient être significatives et s’accompagner d’investissements stratégiques dans l’énergie et la transition, plutôt que de n’être qu’un simple exercice comptable.
Réactions mitigées au sein du gouvernement
Malgré ces vives critiques, les deux ministres ont reconnu que le processus budgétaire n’en était qu’à ses débuts. Ils ont souligné la nécessité de parvenir à un consensus, avertissant qu’un échec des négociations porterait gravement atteinte à l’économie nationale et au pouvoir d’achat des citoyens.
Alors que les vice-premiers ministres flamands, dont Vincent Van Peteghem et Frank Vandenbroucke, sont restés silencieux, certaines sources gouvernementales internes ont laissé entendre que l’atmosphère était plus calme que prévu.
Ces sources ont interprété les critiques synchronisées du MR et des Engagés comme un signe que la proposition pourrait en réalité être raisonnablement équilibrée.
Nouvelle réunion jeudi
Le gouvernement fédéral s’efforce actuellement d’identifier 10 milliards d’euros d’économies afin de stabiliser le budget. À l’issue de la discussion générale initiale, des groupes de travail spécialisés vont désormais se pencher sur les détails avant que le cabinet restreint ne se réunisse à nouveau ce jeudi soir. (fc)
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