Les négociateurs de l’UE et des États-Unis parviennent à un accord sur un mécanisme de sauvegarde dans le cadre des négociations commerciales


Principaux renseignements

  • Les négociateurs sont parvenus à un accord provisoire sur un mécanisme de sauvegarde permettant à l’UE de rétablir des droits de douane si une flambée des importations venait à nuire à son marché.
  • Des désaccords persistent quant au calendrier de mise en œuvre, le Parlement européen préconisant de reporter l’entrée en vigueur jusqu’à ce que les États-Unis respectent un plafond tarifaire de 15 pour cent.
  • La Commission européenne vise à supprimer les clauses litigieuses concernant l’instrument anti-coercition et la suspension potentielle fondée sur les actions passées de président Trump.

Les négociateurs de l’UE ont réalisé des progrès sur des aspects cruciaux de l’accord commercial UE-États-Unis. Un accord provisoire a été conclu pour intégrer un mécanisme de sauvegarde qui permettrait à l’UE de rétablir des droits de douane sur les produits industriels américains si une flambée des importations avait un impact négatif sur le marché européen.

Les détails restent en discussion

Les détails de cette clause de sauvegarde sont encore en cours d’élaboration. Les discussions ont également porté sur l’inclusion d’une « clause de caducité » qui mettrait automatiquement fin à l’accord à moins qu’il ne soit renouvelé.

Si un compromis a été trouvé sur ces points, les négociations restent tendues concernant le calendrier de mise en œuvre de l’accord. Le Parlement européen souhaite que l’accord n’entre en vigueur qu’après que les États-Unis se soient conformés à un plafond tarifaire de 15 pour cent. La Commission européenne, en revanche, préfère une mise en œuvre immédiate. Ce désaccord découle d’une récente décision de la Cour suprême des États-Unis qui a jugé certains droits de douane illégaux, ce qui a conduit Washington à imposer de nouveaux droits sur les produits de l’UE dépassant la limite convenue.

Suppression des clauses litigieuses

En outre, la Commission européenne cherche à supprimer les références à l’instrument anti-coercition de l’UE, un puissant outil commercial conçu pour contrer la pression économique exercée par d’autres pays. La Commission s’oppose également aux dispositions qui permettraient la suspension de l’accord si l’ancien président américain Donald Trump venait à menacer à nouveau l’intégrité territoriale de l’UE.

Ces points de discorde soulignent l’équilibre délicat que les négociateurs tentent d’atteindre alors qu’ils s’efforcent de finaliser l’accord d’ici juin, dans le but d’obtenir un vote au Parlement européen avant la date limite du 4 juillet fixée par l’administration Trump. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus