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Les nanoparticules de plastique sont un problème pour les animaux, y compris les humains

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Sciences

02/08/2020 | Kathy De Schrijver | 3 min de lecture

Plus les particules de plastique se décomposent, plus elles peuvent être nocives pour les animaux. Lorsqu’elles atteignent la taille de nanoparticule, elles peuvent traverser les parois cellulaires et s’y accumuler durablement.

Le soleil et la mer ne sont pas les seuls responsables de la décomposition du plastique. Un crustacé de 2 cm de long, le Gammarus duebeni, est capable d’ingérer les billes de microplastiques et les transformer en particule 100 fois plus petite, des nanoparticules. Et cela, bien plus rapidement, explique The Guardian. Les décomposeurs habituels mettent des centaines d’années dégrader totalement un morceau de plastique. Le petit amphipode met à peine 96 heures pour passer de micro à nanoparticules.

Cette découverte permet de mieux comprendre l’évolution du plastique dans la nature. Mais si au premier abord, cela peut paraître positif, en donnant l’impression que cela va aider à supprimer le plastique des océans, c’est tout le contraire.

Directement dans les cellules

Le plastique ne disparaît pas. Il est en effet totalement invisible à l’œil nu, mais s’agglutine dans le corps des Gammarus. Ces petits crustacés sont présents partout dans le monde, dans les océans, les rivières et les estuaires. Ils se font manger par des poissons et des oiseaux, qui vont ingérer la nanoparticule de la même manière.

Mais ces molécules sont tellement petites qu’elles sont capables de se faufiler dans les cellules de leur corps et d’y rester pendant un long moment. Par la suite, c’est l’homme qui ingère ces mêmes animaux et avec eux les nanoparticules.

Aujourd’hui, il est encore impossible de savoir ce que vont véritablement provoquer ces molécules dans nos cellules. Mais cela risque de causer pas mal de dégâts. Avec cette nouvelle, ‘le problème de la pollution plastique devient beaucoup plus complexe et plus inquiétant’, explique la Dr Alicia Mateos-Cárdenas, auteure principale de l’étude.

Outre l’accumulation de plastique dans le métabolisme des animaux et des humains, des produits chimiques toxiques pourraient s’y accrocher et nous intoxiquer de manière encore plus conséquente.

Source: The Guardian


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