Les marchés européens reprennent leur souffle… Sauf le Bel20 qui termine dans le rouge

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Les marchés européens ont terminé en ordre dispersé mercredi, au lendemain de fortes hausses, oscillant toujours entre l’approbation des mesures de soutien des banques centrales et la crainte liée à l’évolution de la pandémie.

Paris a mené la danse, avec une progression de 0,88%. Francfort a consolidé son rebond de la veille avec une augmentation de 0,54% tandis que Londres a progressé plus modestement, de 0,17%. A l’inverse, Madrid a reculé de 0,22% et Milan de 0,20%.

Wall Street était également en petite hausse. Vers 16h45 GMT (18h45 HB), son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average montait de 0,11%. L’indice élargi S&P 500 avançait de 0,06% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,77%.

Les marchés ont connu plusieurs séances agitées depuis début juin, avec d’importantes baisses, jusqu’au rebond de mardi.

« Le marché oscille toujours entre trois pôles: les banques centrales, qui jouent un rôle de soutien majeur, les indicateurs macro-économiques parfois rassurants, parfois moins, et le risque sanitaire qui le tire à la baisse », explique à l’AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Les investisseurs « s’accrochent aux discours apaisants » de la Fed, dont son président Jerome Powell a rappelé mardi que la banque centrale « utilisera tous les outils à sa disposition pour soutenir l’économie et s’assurer que la reprise sera aussi robuste que possible ».

Il doit se livrer à un exercice similaire en fin de journée, cette fois devant la Chambre des représentants.

Deuxième vague

« Les données macroéconomiques restent défavorables mais le marché essaie de se projeter sur les mois à venir », souligne M. Baradez.

Les préoccupations autour du risque d’une deuxième vague épidémique en Chine et en Inde restent de mise. La situation dans certains Etats du sud des Etats-Unis, comme la Floride ou le Texas où la propagation du virus peine à être contenue, est également scrutée.

Les marchés obligataires ont peu bougé. Seuls les taux grecs et portugais sont montés légèrement.

Sur le front des valeurs, la première compagnie aérienne européenne Lufthansa a perdu 1,25%, en prévenant que son plan de sauvetage de 9 milliards d’euros négocié avec l’Etat allemand pourrait échouer faute de soutien suffisant de ses actionnaires, et notamment du premier d’entre eux, un milliardaire.

Bel20

Le Bel20 est peut-être bien parti ce matin, mais à la fin de la journée, l’indice belge est tombé dans le rouge. Colruyt et les acteurs du secteur des télécoms font chuter la bourse.

Les marchés européennes ayant toutes dans le vert, le Bel20 est le vilain petit canard du jour. L’indice star belge est toutefois dans le rouge « clair », avec une baisse de -0,2 %.

Mercredi matin, la situation ne semblait pas bonne pour Colruyt, qui a immédiatement plongé de 5 %. La chaîne de magasins de détail, normalement si résistante à la crise, a affiché hier des résultats trimestriels mitigés, à la déception des investisseurs. Même à la fin de la journée, Colruyt reste à un niveau bas de -5 %.

Les résultats des acteurs belges des télécommunications sont frappants. À l’ouverture, ils étaient encore positifs, mais tant Proximus que Telenet étaient en baisse au moment de la fermeture des bourses. Telenet a chuté de 2,9 % et Proximus s’est également effondré à 3,58 %.

Le biotech belge Galapagos a elle régulièrement marqué des points dans le vert aujourd’hui et a fait un bond de 3 %. L’entreprise de technologie des matériaux Umicore de Hoboken et le gestionnaire d’entrepôt WDP ont également obtenu de bons résultats. Leurs actions ont augmenté respectivement de 1,68 et 1,22 %.

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