Principaux renseignements
- Les importations européennes de gaz naturel liquéfié (GNL) ont diminué pour la première fois depuis plus d’un an.
- Les opérations de maintenance prévues dans les terminaux d’importation et l’augmentation de la demande asiatique sont à l’origine de cette tendance à la baisse.
- Malgré ce ralentissement, l’Europe continue de compter sur le GNL pour remplir ses stocks de gaz avant l’hiver.
L’Europe connaît un ralentissement de ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL), enregistrant ainsi la première baisse en glissement annuel depuis plus d’un an. Les données maritimes indiquent que moins de méthaniers sont arrivés en Europe ce mois-ci par rapport à avril 2025. Cette tendance suggère une baisse potentielle de 3 pour cent des volumes mensuels, selon les estimations de Kpler.
Facteurs contribuant à ce recul
Plusieurs facteurs contribuent à ce recul. Des opérations de maintenance planifiées et des pannes imprévues dans les terminaux d’importation de plusieurs pays européens, notamment l’Espagne, la Grèce, l’Italie et l’Allemagne, ont eu un impact sur les flux de GNL. De plus, le resserrement de l’offre mondiale joue un rôle.
Alors que l’Asie connaît une demande accrue de GNL en raison des perturbations de l’approvisionnement en provenance du Moyen-Orient, l’Europe est confrontée à une concurrence accrue pour les cargaisons disponibles.
Dépendance de l’Europe vis-à-vis des importations de GNL
Malgré ce ralentissement récent, l’Europe reste dépendante des importations de GNL pour reconstituer ses stocks de gaz épuisés en vue de la saison hivernale à venir. La Norvège, principal fournisseur de gaz de l’Europe, a récemment procédé à une maintenance saisonnière, ce qui a ralenti les injections dans les stockages. Il reste toutefois du temps pour que les efforts de reconstitution s’accélèrent pendant les mois d’été, sous réserve des fluctuations de prix.
À la suite des perturbations de l’approvisionnement liées à la guerre, la demande mondiale de gaz a connu une baisse, les acheteurs asiatiques s’étant tournés vers des sources d’énergie alternatives comme le charbon, ce qui a temporairement stabilisé le marché. Cependant, l’Europe pourrait être confrontée à des prix plus élevés pendant les mois les plus chauds, lorsque la demande de climatisation en Asie augmente, ce qui pourrait entraîner une concurrence accrue pour les cargaisons de GNL au comptant. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

