L’incertitude liée au conflit en Iran fait à nouveau grimper les prix de l’essence et du diesel

L’incertitude continue de régner au Moyen-Orient. Et cela perturbe les marchés. Ainsi, le prix du baril de Brent, la référence pour le pétrole négocié en Europe, a de nouveau franchi la barre des 100 dollars ces derniers jours. Nous en ressentons aujourd’hui les effets à la pompe. Les prix de l’essence et du diesel sont à nouveau en hausse.


Principaux renseignements

  • Les tensions au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, suscitent à nouveau de l’incertitude sur les marchés pétroliers et repoussent le prix du Brent au-dessus des 100 dollars le baril.
  • En raison de cette hausse du prix du pétrole, les carburants à la pompe deviennent plus chers, avec des hausses de prix tant pour l’essence que pour le diesel.
  • Le gouvernement prévoit entre-temps une mesure de soutien pour les trajets domicile-travail, permettant aux employeurs d’accorder temporairement une indemnité kilométrique plus élevée, qui sera compensée fiscalement.

Contexte : Les prix des carburants semblaient s’orienter dans la bonne direction. Les progrès positifs dans les pourparlers de paix entre l’Iran et les États-Unis, et en particulier la réouverture temporaire du détroit d’Ormuz, ont mis le prix du pétrole sous pression, entraînant une baisse des prix à la pompe.

  • Le prix du baril de Brent était tombé à environ 87 dollars à son plus bas niveau, contre un pic d’un peu plus de 115 dollars en mars.
    • Il n’a pas fallu longtemps pour que l’impact se fasse sentir à la pompe. Le litre d’essence 95 (E10) a baissé de 9,7 centimes, ramenant le prix maximal à 1,848 euro. Le prix maximal du litre de diesel est quant à lui tombé à 2,061 euros.
  • Entre-temps, la situation s’est à nouveau inversée. L’Iran a de nouveau fermé la voie navigable lundi. Cela s’est immédiatement traduit par une hausse du prix du pétrole. Un baril de Brent se négocie actuellement à 107 dollars.

Impact sur les prix de l’essence et du diesel

À la une : depuis que l’Iran a de nouveau fermé le détroit d’Ormuz, les prix à la pompe sont de nouveau en hausse.

  • Le prix maximal du litre de diesel (B7) a augmenté aujourd’hui de 9,6 centimes d’euro pour atteindre 2,157 euros.
  • L’essence sera plus chère demain. Le prix de l’essence 95 (E10) augmentera de 5 centimes d’euro. Un litre coûtera alors au maximum 1,923 euro. Le prix de l’essence 98 (E5) augmentera de 5,9 centimes d’euro pour atteindre un maximum de 1,982 euro par litre.

Mesures pour les trajets domicile-travail

N’oubliez pas : le gouvernement De Wever a pris cette semaine des mesures en faveur des personnes qui se rendent au travail avec leur propre voiture. Une enveloppe de 60 millions d’euros est débloquée pour encourager les employeurs à augmenter temporairement l’indemnité kilométrique.

  • La balle est toutefois dans le camp de l’employeur. Si celui-ci choisit d’augmenter l’indemnité kilométrique actuelle, qui s’élève à 43 centimes par kilomètre au maximum, pour la porter à 53 centimes par kilomètre au maximum, l’État compensera ce surcoût par un avantage fiscal. Un employeur peut donc choisir d’ajouter 10 centimes (ou moins) à l’indemnité kilométrique de ses employés.
  • Cette indemnité supplémentaire est entièrement exonérée d’impôt pour les salariés et ne nécessite aucune demande supplémentaire. L’augmentation de l’indemnité sera intégralement prise en compte sur les fiches de paie de mai à juillet.

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