Principaux renseignements
- Les exportations britanniques de produits alimentaires et de boissons ont atteint leur plus bas niveau depuis dix ans.
- Les obstacles bureaucratiques liés au Brexit et les conflits commerciaux avec les États-Unis ont fait chuter les volumes d’exportation.
- Les leaders du secteur réclament une intervention du gouvernement pour réduire les coûts d’exploitation.
Les producteurs britanniques de produits alimentaires et de boissons peinent à rester compétitifs sur la scène mondiale, des données récentes révélant que les exportations ont chuté à leur plus bas niveau depuis dix ans. Selon le rapport « Trade Snapshot » de la Food and Drink Federation (FDF), le premier trimestre de cette année a enregistré une baisse annuelle de 4,8 pour cent de la valeur des exportations, qui est tombée à 5,7 milliards de livres sterling (environ 6,6 milliards d’euros).
En volume, les expéditions entre janvier et mars ont diminué de 8,9 pour cent, atteignant leur plus bas niveau depuis dix ans pour cette période spécifique, si l’on exclut les anomalies liées à la pandémie de 2021.
Brexit
Les répercussions du Brexit continuent d’affecter les échanges commerciaux avec l’Union européenne, où les volumes d’exportation ont chuté de 6,9 pour cent. La FDF attribue ce recul à l’alourdissement de la charge financière et aux obstacles bureaucratiques liés aux échanges avec l’UE.
On espère actuellement qu’un nouvel accord sanitaire et phytosanitaire (SPS) entre le Royaume-Uni et Bruxelles atténuera ces pressions en rationalisant les contrôles aux frontières et en réduisant la quantité de documents requis.
Fort recul des marchés américains
C’est toutefois sur le marché américain que la baisse a été la plus marquée, les exportations s’étant effondrées de 28 pour cent en raison des perturbations causées par les conflits commerciaux déclenchés par le président Donald Trump.
Appel à l’aide publique
Karen Betts, directrice générale de la FDF, a exprimé sa profonde inquiétude face aux difficultés rencontrées par ces entreprises. Elle a souligné que, bien que le Royaume-Uni soit réputé pour son innovation et ses produits traditionnels de haute qualité, le secteur est freiné par des coûts d’exploitation élevés – notamment en main-d’œuvre et en énergie – ainsi que par un environnement réglementaire instable.
Betts a exhorté le gouvernement à soutenir les exportateurs, en particulier les petites et moyennes entreprises, en réduisant les coûts d’exploitation nationaux et en veillant à ce que les entreprises puissent tirer pleinement parti des accords commerciaux internationaux existants.
(at)
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