Principaux renseignements
- La structure de protection de la centrale nucléaire de Tchernobyl risque de s’effondrer en raison des attaques répétées de la Russie.
- Les dégâts causés par une frappe de drone russe l’année dernière ont compromis la capacité du « New Safe Confinement » à contenir les radiations.
- Le conflit en cours empêche les réparations indispensables, augmentant ainsi le risque d’un rejet catastrophique de poussière radioactive dans l’environnement.
Les experts tirent la sonnette d’alarme quant à la détérioration de l’état de la structure de protection entourant la centrale nucléaire de Tchernobyl. Ils avertissent qu’un effondrement potentiel pourrait libérer des poussières hautement radioactives dans l’environnement, constituant une menace pour les pays voisins. Cette inquiétude survient à l’approche du 40e anniversaire de la catastrophe dévastatrice de Tchernobyl, qui reste le pire accident nucléaire au monde.
Un bouclier vulnérable
Le sarcophage initial, construit à la hâte en acier et en béton, avait pour but de contenir les fuites radioactives suite à l’explosion de 1986. Des années plus tard, un dôme métallique sophistiqué, connu sous le nom de « New Safe Confinement » (NSC), a été construit à un coût considérable pour renforcer cette structure. Cependant, depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, la centrale a été prise pour cible à plusieurs reprises, ce qui soulève des inquiétudes quant à sa stabilité.
Une frappe de drone russe l’année dernière a endommagé l’enveloppe extérieure du NSC, compromettant sa capacité à contenir les radiations. Bien que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ait confirmé l’absence de fuites radioactives immédiates, elle a reconnu que les dégâts nécessitaient des réparations complètes pour garantir la sûreté nucléaire à long terme. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a estimé que ces réparations pourraient coûter près de 500 millions d’euros.
Risque de catastrophe
Greenpeace souligne que malgré certains efforts de réparation, le sarcophage reste vulnérable. L’organisation met en garde contre le fait qu’un effondrement de la structure interne pourrait entraîner le rejet de poussières hautement radioactives, soulignant le risque de conséquences catastrophiques compte tenu de l’immense quantité de radioactivité contenue dans le sarcophage. De plus, Greenpeace insiste sur le fait que les particules radioactives ne connaissent pas de frontières et peuvent se propager largement.
Le directeur de la centrale, Sergiy Tarakanov, fait écho à ces préoccupations, affirmant qu’un tir de roquette à proximité de l’installation pourrait compromettre l’intégrité structurelle du NSC. Il souligne l’impact durable de l’accident de 1986, nous rappelant que les retombées radioactives transcendent les frontières. Malheureusement, les attaques russes en cours entravent les réparations et l’entretien essentiels sur le site, augmentant encore le risque pour l’environnement et la santé publique.
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