Principaux renseignements
- La Marine américaine intègre les intercepteurs PAC-3 MSE de l’Armée de terre dans son système de combat Aegis.
- Lockheed Martin procède à la refonte de ces missiles afin de les rendre compatibles avec les lanceurs verticaux maritimes.
- Le déploiement opérationnel complet de ces armes de frappe de précision débutera en 2029.
La Marine des États-Unis renforce ses capacités de défense aérienne en intégrant les intercepteurs PAC-3 MSE de l’Armée de terre à sa flotte. Il s’agit de missiles qui sont normalement utilisés à terre dans les systèmes Patriot, mais qui se voient désormais attribuer une autre fonction. Pour faciliter cette transition, Lockheed Martin s’est vu attribuer en septembre un contrat de deuxième phase visant à garantir la compatibilité du missile avec le système de combat Aegis.
Cette initiative fait suite à un premier accord d’une valeur de 93 millions de dollars (80 millions d’euros) et prévoit un investissement privé de 120 millions de dollars (104 millions d’euros) de la part de Lockheed Martin afin de préparer cette technologie à une utilisation maritime.
Refonte
Le passage du PAC-3 MSE de la terre à la mer nécessite d’importantes modifications techniques. Les ingénieurs sont en train de redessiner le conteneur du missile pour l’adapter au système de lancement vertical (VLS) Mk 41 et de mettre à jour le logiciel de séquence de lancement.
De plus, Lockheed Martin met en place une nouvelle architecture de communication utilisant les bandes X et S, permettant au système d’évoluer au rythme des nouvelles menaces. Un récent essai de « lancement direct » a confirmé avec succès que l’intercepteur pouvait être lancé depuis le conteneur Mk 41 sans subir de dommages.
Mise en service opérationnelle d’ici 2029
Le projet a déjà franchi plusieurs étapes clés, notamment un tir vertical prévu en 2024 à partir d’un lanceur VLS Mk 70 couplé à une simulation du système d’armes Aegis.
À l’avenir, le calendrier prévoit des essais en vol à terre en 2027 et des essais en mer en 2028, l’objectif étant un déploiement opérationnel complet d’ici 2029. Selon Jason Reynolds, cadre supérieur chez Lockheed Martin, cette collaboration intègre un intercepteur ayant fait ses preuves au combat dans le réseau de défense existant de la Marine.
Frappe de précision
Conçu pour une précision de type « hit-to-kill », le PAC-3 MSE détruit ses cibles par collision directe. Il est capable de neutraliser des aéronefs, des missiles de croisière, des missiles balistiques tactiques et, potentiellement, des armes hypersoniques.
Augmentation de la production
Afin de répondre à la demande croissante de la Marine et de ses partenaires internationaux, l’Armée de terre a récemment signé un contrat de 58 milliards de dollars (50 milliards d’euros) avec Lockheed Martin pour tripler la production de ces intercepteurs. Des efforts sont également en cours pour rationaliser la chaîne d’approvisionnement et éliminer les retards de fabrication.
Les versions navales seront produites à l’usine All-Up Round III en Arkansas, où elles partageront les chaînes de production avec le stock destiné à l’Armée de terre afin de garantir le respect de l’échéance fixée à 2029. (fc)
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