Les États-Unis disposent de moins d’avions de chasse que prévu : manque de fonds et de pilotes


Principaux renseignements

  • L’armée de l’air américaine ne respectera pas de 50 appareils le quota d’avions de chasse fixé par le Congrès.
  • La hausse des coûts et la pénurie de pilotes compromettent les objectifs d’expansion à long terme de la flotte.
  • Une intervention législative doit combler les déficits de financement afin de garantir la préparation opérationnelle.

L’armée de l’air américaine devrait ne pas atteindre les quotas d’avions de chasse fixés par le Congrès. Si le pouvoir législatif gère les dépenses nationales, il impose également des obligations strictes en matière de parc aérien au ministère de la Défense, notamment le nombre précis d’appareils que l’armée de l’air doit maintenir en service.

Actuellement, l’armée de l’air est tenue de disposer d’au moins 1 145 avions de chasse, mais elle devrait manquer cet objectif d’environ 50 appareils.

1 098 appareils

À l’heure actuelle, l’armée de l’air gère 1 098 appareils, allant de plates-formes héritées telles que le F-16V Viper et le F-15EX Eagle II à des avions furtifs de pointe comme le F-35A Lightning II et le F-22 Raptor. Lors d’une réunion d’information destinée aux législateurs, l’armée de l’air a admis qu’elle n’atteindrait pas l’objectif fixé d’ici la fin de l’exercice budgétaire 2026.

Le rapport a mis en évidence deux préoccupations majeures : une flotte vieillissante dont l’âge moyen dépasse 27 ans et le fait que les futurs avions de combat collaboratifs autonomes (Collaborative Combat Aircraft) sont destinés à assister les avions pilotés, et non à les remplacer.

Impact sur la stratégie à long terme

Ce déficit est important car il pourrait compromettre la stratégie à long terme de l’armée de l’air visant à porter sa flotte à 1 588 appareils d’ici 2035. Un tel déficit pourrait inciter le Congrès à ajuster les financements ou les dotations, ce qui risquerait de retarder l’introduction du chasseur de sixième génération F-47, qui accuse déjà un retard.

Obstacles financiers

Pour combler ce déficit, l’armée de l’air a suggéré une modification des méthodes comptables. Elle a proposé de passer de l’inventaire des avions de mission principale (PMAI) à l’inventaire total des avions classés par mission de combat, qui prendrait en compte un éventail plus large d’avions. Si le simple achat d’avions supplémentaires permettrait de résoudre le problème de l’insuffisance numérique, la hausse des coûts constitue un obstacle majeur.

Les dépenses d’acquisition ont augmenté de 950 millions de dollars (824 millions d’euros) depuis 2019, à quoi s’ajoute un déficit de financement annuel de près de 400 millions de dollars (347 millions d’euros) pour l’entretien des systèmes d’armes.

Manque de pilotes

Au-delà des obstacles financiers et liés aux effectifs, l’armée de l’air est confrontée à une crise des ressources humaines. Même si l’armée de l’air acquiert le nombre requis d’avions, un manque de pilotes qualifiés empêcherait ces appareils d’être classés comme aptes à remplir leur mission principale. De plus, une pression constante s’exerce pour moderniser la Garde nationale aérienne et la Réserve de l’armée de l’air à la suite des récents retraits d’appareils.

En fin de compte, le Congrès doit décider s’il approuve les propositions de l’armée de l’air ou s’il impose une stratégie différente. Cela pourrait impliquer de repousser la date limite de mise en conformité à octobre 2035. Une intervention législative sera probablement nécessaire pour maintenir la préparation opérationnelle requise en vue de futurs conflits mondiaux. (fc)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus