Les chiffres vertigineux des retours de cadeaux de Noël aux États-Unis

Les consommateurs américains retourneront à l’expéditeur des marchandises d’une valeur de 41,6 milliards de dollars pendant la période des fêtes.

C’est la conclusion d’une étude réalisée par le spécialiste de l’immobilier commercial CBRE en collaboration avec Optoro, une société qui aide les détaillants à gérer les retours de marchandises. L’an dernier, les Américains ont retourné des articles d’une valeur totale de 37 milliards de dollars.

Ce chiffre est basé sur le retour de 15 à 30 % de tous les produits achetés en ligne. Les personnes qui achètent des marchandises dans des magasins physiques retournent en moyenne 13 % de leurs achats.

Le rapport montre que le nombre total de retours augmente de 10 % d’année en année. Si l’on combine les achats en ligne et les achats en magasin, la valeur de tous les articles dont les Américains sont mécontents dépasse les 100 milliards de dollars. Un montant comparable au PIB de la Slovaquie. Le PIB est une mesure de la taille de l’économie.

1 à 2 millions de retours… par jour

La société de colis UPS estime à 1 million par jour le nombre de colis de retour qui seront traités pendant la période de fin d’année, avec un pic de près du double le 2 janvier.

Une étude antérieure de Shopify montre que 89 % des acheteurs en ligne utilisent des options de retour. On a également constaté que 41 % des consommateurs commandent des articles de différentes tailles. Cela leur permet de faire une meilleure sélection et de rendre les tailles superflues.

De plus, 80 % des clients s’attendent à une reprise gratuite. 71 % disent qu’ils s’abstiennent d’effectuer un achat si un retour doit être payé.

Richard B. Levine/ddp USA/ISOPIX

Les retours sont le facteur de stress numéro 1 pour les détaillants

On estime que le secteur du commerce de détail américain voit 50 milliards de dollars partir en fumée chaque année en raison de l’inefficacité de la gestion des articles retournés. On estime également que plus de 10 milliards d’envois inutiles sont effectués au total. Par conséquent, les retours sont devenus le facteur de stress numéro un pour les détaillants.

Les marchandises qui sont retournées perdent de 20 à 50 % de leur valeur dans une période de 8 à 16 semaines après la vente. L’électronique perd 4 à 8 % de sa valeur chaque mois, selon Optoro. La rapidité du traitement des retours est donc cruciale. Les marchandises qui ne peuvent pas être revendues dans le magasin de l’entreprise finissent chez les discounters ou sont détruites. En conséquence, 2,25 milliards de kilos de marchandises invendues se retrouvent chaque année dans les décharges.

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