Les chiffres à la hausse font craindre un retour du pouvoir local à l’avant-plan

Bart De Wever (N-VA), bourgmestre d’Anvers – Isopix

Les mauvais chiffres de ces derniers jours en termes de contaminations s’observent avant tout localement. Les experts préconisent donc d’intervenir de manière ciblée. Mais cette idée ne plait pas à tout le monde quelques échelons plus hauts au niveau fédéral.

Avec une moyenne de 175 contaminations par jour (une hausse de 79% par rapport à la semaine dernière), il est à peu près certain que le Conseil national de sécurité annoncera un retour à des mesures plus strictes.

La réduction de la bulle de contacts est évoquée au même titre qu’une extension du port obligatoire du masque à d’autres lieux publics. Son évoqués les marchés, les cinémas voire même les rues commerçantes fréquentées.

L’objectif est simple: éviter à tout prix un nouveau confinement.

Il est toutefois important de noter que cette recrudescence des cas s’observe différemment sur le territoire. Les provinces du Brabant wallon et flamand sont peu touchées au même titre que Bruxelles, Liège, Namur ou encore la Flandre-Orientale. La province d’Anvers pose davantage de problèmes au même titre que le Limbourg et la Flandre-Occidentale. Au niveau du Luxembourg, la seule commune d’Aubange crée l’inquiétude où plus de 60% des cas sont recensés.

Cela amène les experts à privilégier une approche locale au niveau des mesures à prendre. Comme cela a été observé efficacement en Allemagne. Là bas, des quartiers voire des immeubles ont été reconfinés de manière très ciblée.

Les entités fédérées ont préparé une feuille de route pour mettre en place une telle politique. Mais cela suscite quelques inquiétudes rue de la Loi: car cela ouvre la porte au pouvoir local et à une certaine forme anarchique des décisions.

Le retour des shérifs

On se souvient que Bart De Wever avait décidé de son propre chef d’établir un couvre-feu dans sa ville d’Anvers, tandis qu’Olivier Maingain avait établi un arrêté de police interdisant aux gens de se rendre dans les bâtiments publics. Ces décisions avaient provoqué de vifs remous dans la classe politique.

Le Conseil national de sécurité estime que pour que des mesures soient comprises et respectées, il faut qu’elles s’appliquent partout.

C’est approche est évidemment contraire à la volonté d’agir localement. Mais le pouvoir fédéral et les entités fédérées entendent établir un cadre dans le lequel les bourgmestres pourront agir. Histoire d’éviter l’anarchie de mesures.

Réponse demain lors du prochain Conseil national de sécurité.