Déconfinement: des mesures plus strictes sont à prévoir ce jeudi

La ministre de la Santé Publique Maggie De Block (Open Vld). – EPA-EFE/OLIVIER HOSLET

Le Comité de concertation se réunissait ce mardi soir pour préparer le prochain CNS de ce jeudi 23 juillet. Experts et politiquent s’inquiètent des chiffres. Et un durcissement des règles devrait être annoncé.

Interrogée à la sortie du Comité de concertation, la ministre de la Santé Maggie De Block (Open VLD) a évoqué l’extension du port du masque sans apporter plus de précisions. On évoque ‘les espaces publics’.

  • Cinémas
  • Les marchés
  • Les rues commerçantes très fréquentées
  • Salles de théâtre, de concert et de conférence
  • Auditoires
  • Lieux de culte
  • Palais de justice
  • Musées
  • Bibliothèques
  • Banques
  • Casinos et salles de jeux
  • Salons de coiffure et esthéticiennes

On sait que les experts veulent aussi réduire la bulle de contacts de 15 à 10 personnes, mais cette mesure reste compliquée à faire respecter. Le secteur de l’Horeca pourrait voir son fonctionnement modifié avec un nouveau protocole de sécurité. Concrètement, les bars et restaurants pourraient devoir fermer plus tôt.

Ce qui est à peu près certain, c’est que la phase 5 du déconfinement ne sera pas annoncée. Dans le calendrier que le CNS s’était fixé, elle devait être enclenchée le 1er août. On n’en prend pas du tout le chemin.

Ce qui inquiète experts et politiques, c’est l’augmentation de cas. Il y a certes plus de tests qu’au début de la première vague, mais certainement pas plus de tests que la semaine dernière. Or en moyenne, il y a 175 contaminations par jour (184 ce mercredi), c’est 79% en plus par rapport à la semaine dernière. Un pic a même été enregistré vendredi avec 259 cas. Les politiques se méfient, car cette résurgence de cas s’observe un peu partout en Europe.

Foyers

Mais pas de panique non plus. Car l’augmentation des cas en Belgique s’observe différemment sur le territoire. Les deux Brabants restent relativement à l’abri, tout comme Bruxelles, Liège ou Namur. C’est la province d’Anvers qui pose le plus de problèmes pour le moment. Elle est sous surveillance.

C’est pourquoi nos dirigeants éviteront de prendre des mesures trop générales. Mais le but ultime est clair: il vaut éviter à tout prix un reconfinement.