Les Britanniques vont perdre beaucoup d’argent avec le Brexit

Avec le Brexit, les Britanniques doivent s’attendre à un gros revers économique. C’est le constat dressé par le rapport “EU Exit Analysis – Cross Whitehall Briefing” qui a été rédigé par  le gouvernement britannique. Plusieurs scénarios sont étudiés mais ce qui est sûr c’est que le Brexit va leur faire perdre beaucoup d’argent.

Le Brexit va en tout cas ralentir la croissance économique du Royaume-Uni durant les 15 premières années qui suivront sa sortie. Si le Royaume-Uni continue de faire partie du marché intérieur européen, l’économie connaîtra une croissance de 2% inférieure à ce qui a été prévu pour les 15 prochaines années. Sauf que ce scénario n’apparait pas comme étant réaliste.

Si les Britanniques concluent un accord de libre-échange avec l’UE, la croissance serait 5% inférieure aux prévisions, estime le rapport. Si aucun accord commercial n’est conclu, ce serait même 8% de moins. Dans les trois scénarios, le recul économique s’applique à tous les secteurs et à toutes les régions. Le Nord-Est, les Midlands de l’Ouest et l’Irlande du Nord seraient les régions les plus impactées.

Beaucoup d’argent

David Davis, ministre en charge du Brexit, a refusé de répondre au rapport divulgué. Ces chiffres viennent confirmer ceux donnés par le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney la semaine dernière, qui a déjà annoncé que le choix de la population britannique d’opter pour un Brexit avait jusqu’à présent coûté des dizaines de milliards de livres à l’économie.

Carney a révélé que l’économie britannique était maintenant 1% inférieure à ce que la Banque d’Angleterre avait prévu en juin 2016, avant le référendum sur le Brexit. Selon le président de la Banque centrale européenne, c’est parce que le Royaume-Uni ne peut pas bénéficier pleinement des développements économiques favorables ailleurs dans le monde à cause de l’incertitude qui entoure encore sa sortie de l’UE.

Croissance réduite

Dans l’ensemble, depuis le référendum, le pays a gagné 40 milliards de livres de moins que si le Brexit n’avait pas eu lieu, épingle M. Carney. Il souligne que c’est deux fois le montant que le Royaume-Uni, selon les partisans du Brexit, économiserait annuellement en ne versant plus leur contribution à l’UE.

Les derniers chiffres soulignent d’ailleurs que l’économie britannique ne suit pas celle de nombreux autres grands pays, tels que l’Allemagne et les États-Unis. En 2017, la croissance a été réduite à 1,8% et le rythme n’a jamais été aussi bas en cinq ans. Ceci alors qu’en 2016, le pays figurait toujours parmi les économies développées les plus dynamiques au monde.

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