Les bons et les mauvais points de la crise du covid-19

Maggie De Block (Open Vld). – Isopix

Quel bulletin pour nos décideurs politiques ? LN24 et Le Vif/Knack ont publié un sondage post-épidémie. Maggie De Block (Opend VLD) paye pour tout le monde, les experts sont encensés.

Les politiques

Le gouvernement fédéral s’en sort pas mal avec plus de 33% d’opinions favorables (avis neutres: 29%) . À ce niveau, les néerlandophones (36,1%) se montrent plus satisfaits que les francophones (28,8%).

Au niveau des personnalités politiques, c’est la Première ministre Sophie Wilmès (MR) qui s’en sort le mieux avec 39% d’opinions favorables. Sans surprise: celle qui paye les pots cassés est la ministre de la Santé Maggie De Block avec 61% d’opinions défavorables. Au niveau des autres ministres fédéraux de la gestion de crise, c’est la neutralité qui domine: c’est le cas pour le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem (CD&V) et le ministre de masques et des tests Philippe De Backer (Open VLD), arrivé comme dépanneur pendant la crise.

Au niveau des entités fédérées, le gouvernement wallon est sanctionné avec seulement 22% d’opinions favorables. Le gouvernement bruxellois fait à peine mieux avec 25%. La gestion des maisons de repos a sans doute pesé dans la balance. Elio Di Rupo (PS), le ministre-président wallon, est sanctionné avec près de 50% d’opinions défavorables. Son homologue Rudi Vervoort (PS) fait un peu mieux avec 45% d’opinions défavorables. À titre de comparaison Jan Jambon (N-VA), ministre-président flamand, a 34% d’opinions défavorables.

57,5% des Belges estiment qu’un ou plusieurs ministres auraient dû démissionner durant la crise. Parmi eux, Maggie De Block cristallise là encore les critiques avec 67% de l’échantillon des 57,5%. Sophie Wilmès suit avec seulement 9%. Face à ces chiffres, la ministre de la Santé a déclaré ‘accepter les critiques’, les expliquant par le fait qu’elle était en première ligne et qu’elle était l’une des seules personnalités politiques ‘à être connue des deux côtés de la frontière linguistique’. Elle se défend toutefois : ‘C’est une crise qui a touché toute la planète, est-ce que nos voisins ont fait mieux ?’

Dernier chiffre interpellant: 46% des Belges souhaitent retourner aux élections. Voilà qui pourrait avoir des conséquences sur les négociations fédérales. Rappelons que la Belgique n’a plus de gouvernement de plein exercice depuis décembre 2018.

Les experts

Les experts sont les grands gagnants de la crise. Il est vrai que plusieurs d’entre eux se sont démarqués grâce à une excellente communication. Côté francophone, Emmanuel André de Sciensano a marqué les esprits avec 78% d’opinions favorables. Marius Gilbert, l’expert de la RTBF et ensuite expert au sein du GEES, récolte lui 66,6% d’opinions positives. Yves Van Laethem s’en sort également bien, suivi de Yves Coppieters et Benoît Ramaker qui ferme la marche.

Plus globalement, les Belges estiment que les politiques auraient dû davantage suivre les conseils des experts, et qu’ils devraient davantage le faire à l’avenir: 82% le pensent ! Un gouvernement d’experts est lui plébiscité à 54%.