Les assouplissements vont entraîner la ‘plus forte croissance économique depuis 1998’ en Belgique

De Meir, Antwerpen – isopix.be

Une croissance économique plus forte que prévu au premier trimestre (+0,6%) a amélioré les perspectives pour le reste de l’année 2021. Vendredi, Belfius a révisé ses prévisions de croissance de 4 à 4,7%. ING a également relevé ses prévisions de 4 à 4,5% plus tôt dans la semaine.

  • Si l’on prend la prévision moyenne de Belfius et d’ING – soit une croissance de 4,6% – il s’agit du meilleur chiffre depuis 1988.
  • Un taux de croissance aussi élevé compenserait pratiquement les trois quarts de la forte contraction de 6,3% en 2020.
  • Belfius et ING tablent sur une croissance d’au moins 3% en 2022 et voient l’activité dépasser le niveau observé juste avant la pandémie.
  • Auparavant, la Commission européenne avait prévu qu’en 2022, l’économie belge retrouverait son niveau d’avant la pandémie.

Assouplissements

Comme attendu, l’assouplissement des mesures covid devraient donc donner une forte impulsion à l’activité économique dans notre pays. Et à partir de la semaine prochaine, cette activité va encore s’intensifier.

Le Comité de concertation de vendredi a en effet confirmé qu’à partir de mercredi, les bars et les restaurants pourront à nouveau accueillir des clients à l’intérieur. En outre, les salles de fêtes, les centres de fitness, les cinémas et les théâtres pourront rouvrir leurs portes, tandis que les festivals devraient reprendre à la mi-août.

L’activité industrielle est déjà plus élevée qu’avant le déclenchement de la pandémie. Cela est dû au fait que la reprise économique aux États-Unis et en Chine est très forte. Le secteur de la construction connaît également une reprise rapide.

Inflation

Cependant, l’offre mondiale continue de poser des problèmes. ‘Ces problèmes d’approvisionnement sont répandus dans le commerce de gros, la construction et l’industrie’, indique la Banque nationale.

En conséquence, de nombreuses entreprises constatent une forte augmentation du coût des matières premières, des composants, du transport et de l’emballage. Et elles répercutent au moins une partie de ces coûts plus élevés sur leurs prix de vente.

Toute la question est désormais de savoir ce que feront les banques centrales pour lutter contre l’inflation. La BCE a prévu de se réunir jeudi.

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