Les Anglais vont avoir droit à deux autotests gratuits par semaine

Le Premier ministre britannique Boris Johnson (crédit: Mark Thomas/Shutterstock – Isopix)

À partir de vendredi, le Premier ministre britannique Boris Johnson mettra gratuitement à la disposition de chaque adulte résidant en Angleterre deux tests rapides de dépistage du Covid-19 par semaine, rapporte la BBC ce lundi.

‘Alors que nous continuons à progresser dans notre programme de vaccination et que notre feuille de route pour un assouplissement prudent des restrictions est en cours, il est d’autant plus important de réaliser régulièrement des tests rapides pour s’assurer que ces efforts ne sont pas gâchés’, a déclaré Boris Johnson dans un discours à Downing Street.

Résultats après 30 minutes

Les gens pourront effectuer ces tests à domicile. Il est prévu que même les personnes ne présentant pas de symptômes du Covid-19 utilisent également les tests.

Ces ‘lateral flow tests’ seront disponibles gratuitement dans les espaces de testing, les pharmacies ou par courrier. Après 30 minutes, ceux-ci permettent d’obtenir un résultat. À noter, qu’ils sont déjà proposés aux écoliers et à leurs familles, ainsi qu’aux personnes qui doivent quitter leur domicile pour aller travailler.

Le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock, affirme qu’environ une personne sur trois atteinte de Covid-19 ne présente aucun symptôme.

‘Au fur et à mesure que nous rouvrons la société et reprenons les éléments de la vie qui nous ont manqué, des tests réguliers et rapides seront essentiels pour nous aider à identifier rapidement les cas positifs et à étouffer toute épidémie’, a déclaré Matt Hancock.

‘Plus de mal que de bien’

Mais le programme de tests compte également des détracteurs. ‘Les tests en masse constituent un gaspillage d’argent scandaleux’, estime Allyson Pollock, professeur de santé publique à l’université de Newcastle.

‘Lorsque la prévalence du coronavirus est aussi faible qu’elle l’est actuellement, une proportion croissante de cas est susceptible d’être des faux positifs, ce qui signifie que les cas et les contacts s’isoleront inutilement’, explique-t-elle.

‘Nous n’avons pas encore vu d’évaluation gouvernementale des programmes de dépistage de masse et il faudrait demander l’avis de la Commission nationale de dépistage du Royaume-Uni.’ Selon Allyson Pollock, il est probable que les tests de masse ‘fassent plus de mal que de bien’.

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