Les Amish ont-ils encore un avenir dans le monde d’aujourd’hui?

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Le film de 1985 de Peter Weir, « Witness », avec Harrison Ford et Kelly McGillis, avait dépeint la vie dans une communauté Amish américaine. A l’époque, le film avait attiré l’attention du monde entier sur le paradoxe de la communauté Amish, une communauté anabaptiste protestante et très rigoriste, qui refuse la technologie et la société de consommation au cœur d’un des pays pour lesquels ces valeurs sont centrales.

On peut se demander si les communautés Amish pourront survivre alors que le progrès technologique a connu une accélération fulgurante sur les dernières années, ce qui les marginalise encore davantage. C’est le livre de Jesse Bering, « Why Is the Penis Shaped Like That?: And Other Reflections on Being Human », qui fournit une étonnante réponse à cette question.

« Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que la population Amish s’est développée depuis l’arrivée de la secte dans le Nouveau Monde. Avec des taux de croissance compris entre 4 et 6% par an, leur nombre double plus ou moins tous les 20 ans. En 2008, ils étaient 231.000 ; l’année précédente, ils étaient 218.000. Avoir des enfants est perçu comme une bénédiction, mais aussi comme un devoir. Avec une moyenne de 6 à 8 enfants pour chaque femme Amish, et sachant que 80% d’entre eux choisissent de retourner dans la communauté après leur Rumspringa (un rite qui permet aux jeunes âgés d’entre 16 et 21 ans de s’abstraire des règles de la communauté, et d’essayer les usages de la vie moderne normalement interdits, tels que boire de l’alcool, fumer, porter des vêtements modernes, etc.), ces taux de croissance extraordinaires sont faciles à comprendre.

Ce qui est ironique en particulier, (…) c’est que le pays d’origine des Amish, l’Allemagne, souffre d’un rapide déclin démographique depuis des décennies. « La fermeture des églises a été suivie par celle des jardins d’enfants, des cours de récréation, des écoles puis des communautés entières ». Dans les nombres, il semble que les Amish, longtemps raillés par leurs compatriotes européens comme les « Allemands idiots », et qui n’ont pas voulu abandonner leurs croyances archaïques sont ceux qui rient les derniers ».

Par ailleurs, dans son ouvrage « Flourish: A Visionary New Understanding of Happiness and Well-being » un autre auteur, Martin Seligman, rappelle que les Amish de Pennsylvanie font partie des gens les plus heureux sur Terre, au même titre que les Américains les plus riches de la liste Forbes et les Inughuits (les premiers habitants du nord du Groenland).

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