Le vaccin d’AstraZeneca fait une première victime au Brésil

Isopix

L’université publique de Sao Paulo a annoncé ce mercredi le décès d’un participant à l’étude sur le vaccin d’AstraZeneca et de l’université d’Oxford.

En fin de journée, l’université d’Oxford a répondu que les essais cliniques n’étaient pas pour autant abandonnés. Après une évaluation de ce décès, les chercheurs ont annoncé qu’il n’y a ‘aucune inquiétude quant à la sécurité de l’essai clinique’. Le porte-parole précise qu’il y a eu une évaluation indépendante des raisons du décès et l’expertise a ‘recommandé que l’essai se poursuive’.

Aucun autre détail n’a été donné sur ce cas. Il n’a pas été dit si le candidat avait reçu le vaccin ou un placebo. Mais selon une source proche du dossier, interviewé par Reuters, les essais n’auraient pas pu continuer si le patient avait reçu une dose.

Il est fortement possible que ce décès soit simplement causé par l’épidémie de Covid-19 qui sévit gravement au Brésil. Il s’agit du troisième pays le plus touché par la maladie, après les États-Unis et l’Inde. Plus de 154.000 personnes sont décédées depuis mars. Le candidat a certainement reçu un placebo et n’était donc pas protégé contre le virus.

Le vaccin d’AstraZeneca et Oxford a été épinglé en septembre par les autorités de la Santé pour des raisons de sécurité. Un candidat britannique a eu une réaction au produit assez impressionnante. Mais depuis les expériences avaient pu reprendre, sauf aux États-Unis, où les candidats attendent toujours leur seconde dose. La FDA devait normalement donner son accord pour une reprise cette semaine. Toutefois, avec ce décès, l’autorisation pourrait prendre encore un peu de retard.

Les résultats des premiers essais, publiés en juin, étaient pourtant très prometteurs. La plupart des sujets avaient montré une certaine immunité au virus et les effets secondaires étaient minimes. La fatigue et les maux de tête étaient les effets qui revenaient le plus souvent.