Méthode controversée: la Grande-Bretagne va tester l’efficacité de ses vaccins en injectant le Covid-19 chez 2.000 sujets sains

Isopix

Le Royaume-Uni organisera des essais cliniques dans lesquels des volontaires seront délibérément infectés par la nouvelle souche du virus, dans le but d’évaluer l’efficacité des vaccins expérimentaux.

Les tests, qui seront financés par le gouvernement britannique, devraient débuter en janvier. C’est en tous les cas ce qu’on pouvait lire dans le Financial Times.

Les chercheurs commenceront par vacciner de jeunes volontaires en bonne santé, avant de leur injecter la nouvelle souche du coronavirus, le CoV-2 du SRAS.

Une méthode controversée

Ces essais controversés permettront aux chercheurs de déterminer l’efficacité des vaccins. ‘En n’exposant que quelques centaines de jeunes gens en bonne santé, soigneusement sélectionnés, nous allons pouvoir tester très rapidement une vaste gamme de vaccins’, déclare Alastair Fraser-Urquhart. 

Son organisation , 1DaySooner, a mobilisé quelque 2.000 volontaires britanniques. Cette méthode, qui vise à tester les sujets en les infectant, n’est pas nouvelle. Elle a fait ses débuts en 1796, lorsque le pionnier du vaccin, Edward Jenner avait vacciné James Phipps contre le virus de la variole avant de lui injecter la souche du virus. 

Pourtant controversée, cette technique a eu un impact important dans le développement des vaccins et des traitements contre le typhus, le choléra et la malaria. Elle a également permis de mieux appréhender la manière dont le système immunitaire réagit à la grippe et à d’autres virus.