Principaux renseignements
- Le taux d’intérêt des obligations d’État belges à dix ans a atteint son plus haut niveau depuis treize ans.
- Les craintes d’inflation mondiale entraînent une vague de ventes généralisée sur le marché obligataire.
- La hausse des taux augmente les coûts d’emprunt pour le Trésor et les propriétaires immobiliers.
Les rendements des obligations d’État belges à dix ans ont dépassé les 4,25 pour cent, atteignant un pic jamais vu depuis 2011.
Instabilité des marchés
Le principal facteur à l’origine de cette hausse est une vague de ventes généralisée sur les marchés obligataires. Les acteurs du marché craignent que la hausse des prix du pétrole et l’intensification du conflit au Moyen-Orient ne déclenchent une nouvelle vague d’inflation.
Une telle instabilité économique pourrait contraindre les banques centrales à relever leurs taux d’intérêt officiels, rendant ainsi les obligations actuelles moins attractives et décourageant les investissements à long terme.
Hausse des taux hypothécaires
Ces évolutions constituent un défi majeur pour le Trésor public, car les coûts de financement sur les marchés financiers augmentent. De plus, ces évolutions se répercutent souvent sur les consommateurs, ce qui peut entraîner une hausse des taux hypothécaires pour les propriétaires.
Tendance mondiale
Ce phénomène ne se limite pas à la Belgique ; les taux à long terme sont en hausse partout dans le monde. En Allemagne, le taux de référence européen a atteint son plus haut niveau depuis 2009, tandis que les rendements des bons du Trésor américain à 30 ans ont atteint des niveaux jamais vus depuis 2004.
Les données de Bloomberg indiquent que la moyenne mondiale des rendements des obligations d’État avoisine désormais les 4 pour cent, soit la moyenne la plus élevée depuis 2007.
(at)
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