Le ‘social distancing’ pas assez pris au sérieux, les conséquences sont mortelles

Exemple du respect du ‘social distancing’ en Espagne. (Isopix)

La Maison Blanche et le Center for Disease Control and Prevention (CDC) demandent à une multitude d’entreprises tech telles que Facebook, Google ou Amazon de leur donner accès aux données de localisations des Américains via leur smartphone. Washington veut, de cette façon, lutter contre la propagation du coronavirus.

Cette technique est utilisée depuis quelques temps en Lombardie, l’épicentre de la maladie en Italie. En vérifiant les smartphones, les autorités ont pu remarquer que seulement 60% des citoyens suivaient les restriction de la quarantaine. Plus de 16.000 cas ont été diagnostiqués en Lombardie, 1.640 personnes sont mortes. Attilio Fontana, le président de la région, regrette qu’une si faible part de la population reste vraiment à la maison.

Le gouvernement italien a interdit les voyages non-essentiels, seuls les déplacements pour le travail ou la santé sont acceptés. De cette manière, il espère arrêter la propagation de la maladie. Aujourd’hui, l’Italie compte plus de 28.000 personnes infectées par le virus et plus de 4.000 morts. C’est le pays le plus touché par la maladie après la Chine.

Selon le journal Il Corriere della Sera, les compagnies de téléphones ont donné aux autorités de Lombardie un accès aux données des smartphones des habitants. Ainsi, ils peuvent savoir lorsqu’une personne se connecte à une nouvelle borne GSM. Les données sont anonymisées. Il ne s’agit donc pas de contrôler la personne en elle-même. Les lois sur la vie privée en Italie ne l’autorisent pas. La technologie liée au smartphone permet de vérifier l’augmentation ou la diminution des déplacements de plus de 300 mètres sur une certaine période.

Les Italiens ne prennent pas sérieux le ‘social distancing’

Pour son étude, la Lombardie a pris comme date de début le 20 février. Ce jour-là, le premier mort par Covid-19 était diagnostiqué dans une ville proche de Milan. Actuellement, les déplacements ont baissé de 60% par rapport à l’activité avant la mise en quarantaine. ‘C’est trop peu’, s’exclame Attilio Fontana. Cela signifie que 40% de la population sortent encore trop souvent de chez eux.

Luca Zaia, président de la Vénétie, la région voisine, croit aussi que le suivi des déplacements des individus via leur téléphone est ‘un excellent moyen’ pour renforcer la quarantaine. Cependant, il admet que cela peut poser des problèmes en ce qui concerne le respect de la vie privée.

Rencontre 5 personnes par jour au lieu de 50

Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a expliqué mercredi matin sur la chaîne de télévision LCI qu’en temps normal, un individu rencontre 50 personnes par jour. ‘Ce chiffre doit maintenant être réduit à 5 personnes par jour.’

De plus en plus de scientifiques pensent que le ‘social distancing’ devrait probablement être maintenu pendant plus d’un an. Une fois que les restrictions ne sont plus respectées, le nombre de personnes infectées recommence à augmenter. Il n’y a donc pas grand-chose à faire à part attendre un vaccin. Et cela devrait prendre 18 mois.

Le ‘Lockdown’ est crucial

Selon la London School of Hygiene & Tropical Medicine, une personne porteuse du coronavirus infecte en moyenne 2,5 personnes, qui a leur tour contamineront 2,5 autres personnes après 5 jours, soit après la période d’incubation. Cela porte le nombre de malades à 244 en 30 jours. Mais si on réussit à réduire le taux de contagion à 1,25. Après 30 jours, il n’y aurait alors que 4 nouvelles infections. Mathématique.

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