Principaux renseignements
- Le FSB russe a mis au jour une campagne d’espionnage étrangère visant les smartphones de hauts responsables gouvernementaux.
- Les attaquants ont exploité les infrastructures mondiales de télécommunications et informatiques pour voler des données privées appartenant à des responsables visés par des sanctions.
- Cet incident intensifie le cycle de cyberguerre en cours entre Moscou et les agences de renseignement occidentales.
Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a annoncé la découverte d’une vaste campagne d’espionnage menée par des agences de renseignement internationales, visant les smartphones de hauts responsables gouvernementaux. Selon un communiqué officiel publié mardi, ces agents ont secrètement extrait diverses données des appareils concernés, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête pénale officielle.
Tactiques de surveillance sophistiquées
Bien que le FSB n’ait pas explicitement identifié les pays impliqués, l’agence a affirmé que l’opération avait exploité l’infrastructure d’entreprises mondiales de télécommunications et de grandes sociétés informatiques.
De plus, un porte-parole du service a indiqué que les personnes ciblées par cette surveillance figuraient généralement sur les listes de sanctions émises par l’Union européenne et les États-Unis. Le logiciel malveillant utilisé dans ces attaques aurait été capable d’intercepter des conversations, de voler des données privées et d’utiliser les capteurs de l’appareil pour surveiller l’environnement immédiat.
Inquiétude au Kremlin
Cette évolution souligne l’inquiétude persistante du Kremlin concernant la vulnérabilité de ses données internes face à l’espionnage étranger, malgré les fréquentes allégations occidentales selon lesquelles la Russie orchestre ses propres opérations de piratage à l’échelle mondiale.
Moscou se méfie de plus en plus des outils de communication étrangers, qu’elle considère comme des menaces potentielles pour la sécurité nationale. Ces tensions se sont considérablement intensifiées après que les agences de renseignement occidentales ont prédit avec précision l’invasion de l’Ukraine en 2022 plusieurs mois à l’avance.
Une histoire d’accusations
Parmi les allégations précédentes du FSB figure une accusation de 2023 selon laquelle les services de renseignement américains auraient ciblé des milliers d’iPhones, en particulier ceux liés à des cartes SIM utilisées par des diplomates chinois, israéliens et des membres de l’OTAN en poste en Russie.
À l’inverse, les autorités occidentales continuent d’associer la Russie à une cyberguerre agressive. Par exemple, le Centre national de cybersécurité du Royaume-Uni a récemment averti que le GRU, la branche du renseignement militaire russe, avait infiltré des routeurs Internet courants pour récolter des mots de passe de messagerie électronique et d’autres identifiants. De plus, un précédent rapport de Microsoft détaillait comment un collectif de hackers russes avait exploité des fournisseurs d’accès Internet nationaux pour surveiller des missions diplomatiques étrangères.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

