Principaux renseignements
- Le Royaume-Uni s’oppose au blocus américain des ports iraniens et s’attache à maintenir le détroit d’Ormuz ouvert à la navigation.
- De nombreux pays européens et du Golfe, dont l’Allemagne et la France, sont réticents à participer au blocus mené par les États-Unis.
- Tout en reconnaissant l’impact de la guerre sur les citoyens britanniques, le Premier ministre britannique Keir Starmer souligne l’engagement du Royaume-Uni en faveur de mesures de défense garantissant la sécurité du passage dans le détroit.
Le Premier ministre britannique a déclaré que son pays ne soutiendrait pas un blocus américain des ports iraniens. Keir Starmer a souligné la nécessité de maintenir le détroit d’Ormuz ouvert à la navigation et a mis en avant les capacités diplomatiques, politiques et militaires du Royaume-Uni visant à atteindre cet objectif. Il a insisté sur le fait que les efforts du Royaume-Uni visent à garantir le libre passage dans le détroit, et non à le fermer.
Positions contrastées
Cette position contraste avec l’annonce faite par le président américain d’un blocus contre les navires entrant ou sortant des ports iraniens, à compter de lundi. Si Trump a affirmé que d’autres nations aideraient à faire respecter le blocus, il n’a pas précisé de quels pays il s’agissait. Les États européens et les pays du Golfe ont exprimé leur réticence à participer au conflit, le considérant comme une guerre menée par les États-Unis plutôt que comme une intervention nécessaire.
L’Allemagne a explicitement déclaré son refus de se joindre au blocus, réitérant son engagement à éviter toute implication militaire dans la guerre en Iran. Parallèlement, le président français Macron a annoncé son intention d’organiser une conférence multinationale visant à rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Cette mission « strictement défensive » serait distincte des belligérants et impliquerait les pays désireux d’y participer.
Conséquences pour les citoyens britanniques
Starmer a reconnu l’impact de la guerre en Iran sur les citoyens britanniques, citant la hausse des coûts énergétiques comme conséquence. Cependant, il a attribué la restriction de la navigation dans le détroit d’Ormuz aux actions de l’Iran plutôt que de blâmer personnellement le président Trump. Il a réitéré l’engagement du Royaume-Uni à éviter toute implication dans la guerre tout en restant engagé dans des mesures défensives pour assurer un passage sûr dans le détroit.(fc)
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