Le Royaume-Uni monte les sanctions d’un cran: même les Britanniques travaillant pour les oligarques russes vont être ciblés

Depuis le début de la guerre en Ukraine, de nombreux oligarques russes considérés comme proches du pouvoir ont été personnellement sanctionnés par les pays occidentaux, dont le Royaume-Uni. Les sanctions portent notamment sur leurs yachts. Les milliardaires en question ont tenté ces dernières semaines de trouver la parade en rapatriant leurs biens, ou en les envoyant dans les eaux de pays qui ne les ont pas sanctionnés.

Pour resserrer encore un peu plus la vis, le gouvernement britannique a annoncé une nouvelle série de mesures. Elles ne concernent cette fois pas directement les oligarques, mais les ressortissants britanniques qui travailleraient pour leur compte. « Le Royaume-Uni peut désormais interdire aux oligarques sanctionnés de bénéficier des industries et des ingénieurs britanniques, leaders mondiaux dans les domaines de l’aviation et de la marine », ont résumé les autorités dans un communiqué.

Élargir les sanctions aux autres eaux

La nouvelle législation consiste à empêcher les entreprises britanniques de fournir des équipages et une assistance technique aux navires et avions appartenant à des oligarques russes sanctionnés, rapporte The Guardian. Objectif: augmenter les difficultés des hommes d’affaires russes dans les efforts qu’ils mettent à recruter des travailleurs qui pourraient faire sortir leurs biens du pays par voie maritime ou aérienne tout en cachant le fait qu’ils leur appartiennent.

Cela signifie aussi que même lorsque des biens appartenant aux oligarques sanctionnés se situent dans les eaux, terres ou cieux de pays qui ne les ont pas sanctionnés, les Britanniques qui collaborent avec eux pourront être ciblés.

Par exemple, deux yachts liés au milliardaire russe Roman Abramovitch ont récemment accosté en Turquie, hors de portée des sanctions britanniques et européennes. Mais s’il pouvait être prouvé que des entreprises britanniques fournissaient une assistance aux navires, elles pourraient être punies.

La nouvelle intervient alors que le Royaume-Uni a saisi en début de semaine son premier superyacht dans les eaux britanniques. Baptisé Phi, il appartiendrait à un homme d’affaires russe non visé par des sanctions mais qui aurait des « liens étroits » avec Vladimir Poutine. La société au nom de laquelle le navire est enregistré est basée à Saint-Kitts-et-Nevis, mais il battait pavillon maltais pour dissimuler ses origines.

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