Principaux renseignements
- Ali al-Zaidi, le plus jeune Premier ministre d’Irak, prend ses fonctions avec pour objectif d’établir le contrôle de l’État sur toutes les armes.
- Al-Zaidi s’est imposé comme un candidat de compromis acceptable tant pour les États-Unis que pour l’Iran.
- Malgré le soutien international, al-Zaidi doit relever des défis pour limiter le pouvoir des milices et diversifier l’économie irakienne, dépendante du pétrole.
Ali al-Zaidi, le plus jeune Premier ministre irakien à 40 ans, a prêté serment après que son gouvernement a reçu l’approbation du Parlement irakien jeudi. C’est ce que rapporte Euronews. L’arrivée au pouvoir d’Al-Zaidi fait suite à des mois d’impasse politique en Irak et intervient alors que les États-Unis intensifient leurs pressions sur Bagdad pour qu’elle désarme les milices soutenues par l’Iran. L’un des axes principaux du programme d’Al-Zaidi consiste à établir le contrôle de l’État sur toutes les armes, une mesure visant à limiter l’influence de ces groupes.
Soutien international
Seuls 14 des 23 postes ministériels proposés ont été pourvus lors du vote de jeudi, ce qui reflète les négociations en cours entre les factions politiques influentes. Al-Zaidi, ancien président de la banque islamique Al-Janoob et dépourvu d’expérience politique de haut niveau, s’est imposé comme un candidat de compromis après que les États-Unis ont opposé leur veto à l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki. Sa nomination est considérée par les analystes comme une tentative d’équilibrer les intérêts divergents au sein du paysage politique complexe de l’Irak.
Le nouveau gouvernement a reçu les félicitations tant de Téhéran que de Washington, soulignant le délicat exercice d’équilibre de l’Irak entre ses puissants voisins. Le ministre iranien des Affaires étrangères a exprimé le souhait de renforcer les liens avec Bagdad, tandis qu’un haut diplomate américain a déclaré que son pays était prêt à collaborer avec al-Zaidi sur les objectifs communs de prospérité et de lutte contre le terrorisme.
Des défis à relever
Cependant, al-Zaidi est confronté à des défis de taille. L’instauration d’un monopole d’État sur les armes reste un sujet controversé, certains groupes armés résistant à la pression américaine et prônant une prise de décision indépendante. De plus, il est crucial de rétablir les relations avec les pays du Golfe, mises à rude épreuve par les attaques des milices soutenues par l’Iran. Le programme économique d’al-Zaidi vise à diversifier l’économie irakienne, trop dépendante du pétrole, et à attirer les investissements étrangers, afin de remédier aux vulnérabilités financières exacerbées par les perturbations dans le détroit d’Ormuz. (fc)
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