Principaux renseignements
- L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni condamnent les manœuvres militaires chinoises près de Taïwan.
- La Chine justifie ces patrouilles en les qualifiant de mesures essentielles à la protection de la souveraineté nationale.
- Les puissances occidentales avertissent que de telles pressions menacent la stabilité du transport maritime mondial.
L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont exprimé leur inquiétude commune concernant les récentes manœuvres des forces chinoises au large de la côte est de Taïwan. Dans une déclaration commune inhabituelle, les représentants de ces trois nations à Taipei ont averti que de telles activités mettaient en péril la sécurité du transport maritime mondial, la navigation internationale et la stabilité globale de la région. Ils ont souligné leur opposition à toute tentative forcée ou coercitive visant à modifier unilatéralement le statu quo actuel.
Conflit avec les Philippines et le Japon
Ces tensions trouvent leur origine dans le déploiement par la Chine, en juin, de navires de garde-côtes dans le cadre d’« opérations spéciales de maintien de l’ordre maritime », ainsi que dans l’envoi de navires de levés hydrographiques. Pékin justifie ces actions en les présentant comme une réponse aux discussions sur les frontières maritimes entre les Philippines et le Japon, qui, selon la Chine, empiètent sur ses propres revendications territoriales.
Plus précisément, Zhang Han, du Bureau des affaires taïwanaises, a affirmé que ces patrouilles constituaient des mesures essentielles et légales visant à protéger la souveraineté nationale et les zones économiques de la Chine.
Revendications contradictoires et harcèlement naval
À l’inverse, Taipei soutient que la Chine ne dispose d’aucune juridiction légale sur les eaux situées à l’est de l’île. Des responsables taïwanais ont rapporté que les garde-côtes chinois avaient harcelé trois navires marchands en exigeant des informations sur leur transit et en affirmant leur autorité sur la zone.
De leur côté, les autorités chinoises affirment que leur mission consistait à inspecter près de 200 navires et à surveiller les câbles sous-marins.
Le débat sur Taïwan se poursuit
Bien que ces trois puissances européennes n’entretiennent pas de relations diplomatiques officielles avec Taïwan, elles s’alignent fréquemment sur d’autres nations occidentales pour critiquer la pression croissante exercée par Pékin sur cette île démocratique. Alors que la Chine soutient que Taïwan fait partie de son territoire, le gouvernement taïwanais continue de rejeter ces revendications de souveraineté.
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