Le retour des beaux jours pourra-t-il vraiment aider à vaincre le coronavirus?

EPA-EFE/ERIK S. LESSER

Le retour d’un printemps plus ensoleillé peut-il aider à vaincre le coronavirus? L’hypothèse selon laquelle le virus – comme la grippe – est saisonnier circule depuis un certain temps. Il a été étudié depuis le début de l’épidémie.

Selon plusieurs résultats préliminaires, la chaleur et l’humidité ralentiraient la propagation du virus. Attention, les études n’ont pas encore fait l’objet d’un examen par les pairs. Cela signifie qu’ils n’ont pas été soumis à l’œil critique d’un certain nombre de collègues scientifiques. Mais le printemps puis l’été pourraient donner un répit à l’Europe et à l’Amérique du Nord, écrivent les chercheurs. En dépit du fait que le risque réapparaîtrait à l’automne.

On sait toutefois maintenant que le virus peut tenir plusieurs heures dans l’air, et également sur des surfaces inertes comme le plastique. Et il a été expérimenté que le virus résistait à des températures proches des 56°C pendant 20 à 30 minutes. 

90% des transmissions entre 2 et 17 degrés Celsius

Mais le week-end dernier, deux scientifiques du Massachussetts Institute of Technology (MIT, Boston) ont publié une nouvelle étude. Ils montrent que 90% des transmissions de Covid-19 ont eu lieu dans des zones où la température varie entre 2 et 17 degrés Celsius, accompagnée d’une humidité spécifique.

Ailleurs, le virus se propage toujours, mais plus lentement. Néanmoins, des mesures sanitaires doivent être appliquées. Car si le taux d’humidité est cruciale pour la transmission, des villes telles que Boston ou Paris ne peuvent pas bénéficier d’une courbe estivale descendante, puisqu’il n’y fait ni chaud ni humide.

Début mars, des chercheurs chinois ont également publié un rapport visant à déterminer si la température et l’humidité dans 100 villes chinoises avaient eu une quelconque influence sur la propagation du coronavirus. Ils ont également conclu que la propagation diminuait légèrement lorsqu’il faisait plus chaud et plus humide. Il fait chaud sur une majorité de la Chine de juin à septembre, c’est aussi la saison de pluies, ce qui pourrait aider.

Avec le début de l’hiver dans l’hémisphère sud, l’Australie ou le Brésil pourraient par contre devenir des nouveaux foyers où le virus se développe facilement.

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