Principaux renseignements
- De nouvelles élections fédérales en Belgique restent une possibilité réelle pour le président de Les Engagés, Yvan Verougstraete.
- Yvan Verougstraete réclame des réformes structurelles plutôt qu’une gestion temporaire de la crise.
- L’échec du budget risque d’entraîner une grave instabilité de la dette publique.
Yvan Verougstraete, le chef de file des Engagés, a indiqué que de nouvelles élections fédérales constituaient une possibilité bien réelle. Lors d’un récent entretien avec Belga, il a admis que, même s’il n’aurait pas anticipé la nécessité d’un nouveau scrutin il y a à peine deux semaines, la situation actuelle avait changé son point de vue.
Chute du gouvernement
S’il reste optimiste quant à la conclusion d’un accord sur le budget pluriannuel européen, il est en revanche beaucoup moins sûr de l’issue des négociations fédérales.
Verougstraete a exprimé sa sympathie envers le Premier ministre Bart De Wever, soulignant les immenses défis auxquels ce dernier est actuellement confronté. Malgré cela, le chef des Engagés craint une chute du gouvernement, estimant qu’une telle issue serait préjudiciable à la nation et aux partis politiques participants.
Solution à long terme
Il a mis en garde ses alliés de la coalition contre les risques liés à l’échec d’un accord budgétaire, critiquant une approche « business as usual » qui se contente de gérer les crises immédiates plutôt que de mettre en œuvre des solutions à long terme. Il prône au contraire une refonte systémique globale et des réformes structurelles susceptibles de recueillir un large soutien démocratique, soulignant que l’échec économique touche toutes les classes sociales.
Pressions budgétaires et échéances
Le gouvernement actuel subit des pressions pour trouver 10 milliards d’euros afin de stabiliser la dette nationale et d’empêcher les paiements d’intérêts de s’emballer. Une déclaration politique prévue du Premier ministre a été reportée mardi, la nouvelle date butoir étant fixée à la fin du mois d’octobre.
Si ce délai n’est pas respecté, le Parlement pourrait ne pas disposer du temps nécessaire pour approuver le budget de l’année prochaine, ce qui pourrait conduire au recours aux douzièmes provisoires. Toutefois, le Premier ministre a déjà déclaré qu’il ne tolérerait pas que l’instabilité budgétaire de l’année dernière se reproduise. (fc)
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