Principaux renseignements
- La Belgique recherche un nouveau partenaire pour ses frégates en raison des coûts exorbitants et des retards rencontrés dans le cadre du projet commun avec les Pays-Bas.
- Le constructeur naval italien Fincantieri s’impose comme le principal candidat grâce à des délais de livraison plus courts.
Le ministre de la Défense, Theo Francken, a informé le Parlement qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise concernant le remplacement du projet de frégate mené conjointement avec les Pays-Bas. Alors que la Belgique explore d’autres options, Francken a souligné sa volonté de maintenir des relations positives avec les Néerlandais, affirmant qu’il souhaitait éviter tout conflit inutile et préserver leur partenariat.
Hausse des coûts et retards
L’accord initial de 2018 portant sur l’achat conjoint de navires avec les Pays-Bas, sous la houlette de la société Damen, a connu de sérieux revers. Initialement prévues pour 2027, les livraisons sont désormais repoussées au plus tôt à 2033, tandis que les coûts ont presque doublé, passant de 600 millions à environ 1 milliard d’euros par navire.
Ce retard est critique pour la Belgique, car ses frégates actuelles approchent de la fin de leur durée de vie opérationnelle. Par conséquent, le gouvernement belge étudie comment se retirer poliment de ce contrat de plusieurs milliards d’euros.
Alternatives internationales
Afin de trouver une solution plus rapide, le ministère de la Défense a adressé des demandes d’informations à plusieurs pays, dont la France, l’Espagne, l’Italie, la Turquie, le Royaume-Uni et l’Allemagne.
Le ministre a refusé de confirmer une préférence particulière. Toutefois, des évaluations internes de la marine, récemment divulguées à VRT NWS, indiquent que le FREMM EVO italien est le principal candidat. Sur les onze candidats initiaux, seules les options italienne, française et espagnole sont restées en lice lors de la dernière phase d’évaluation.
Le candidat italien
Le FREMM EVO se distingue par sa taille, la plus grande parmi les finalistes, et dispose de deux hangars pouvant accueillir à la fois des drones et des hélicoptères NH-90. Le constructeur naval italien Fincantieri pourrait livrer trois navires d’ici 2030, un calendrier qui répond aux besoins urgents de la Marine belge tout en respectant le budget alloué de 3,2 milliards d’euros.
Bien que la dernière version ne dispose pas d’un historique opérationnel très étendu, elle a déjà été commandée par le Portugal et l’Italie.
Relations diplomatiques
Les relations politiques pourraient également jouer un rôle dans cette décision, le Premier ministre Bart De Wever ayant récemment évoqué cette acquisition potentielle avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni lors d’une visite à Rome début septembre. Par ailleurs, concernant les moyens actuels, le ministre Francken a indiqué que la frégate Léopold Ier était en cours de réparation et devrait reprendre du service d’ici fin octobre. (fc)
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