Le Pape François soulève la question des implications morales de l’intelligence artificielle

Le pape François
Massimo Valicchia/NurPhoto via Getty Images

Lors d’une conférence tenue au Vatican en septembre, le pape François a soulevé la question des problèmes éthiques et moraux liés aux progrès technologiques, et en particulier à l’intelligence artificielle.

La conférence, intitulée “Le bien commun à l’ère numérique”, rassemblait des théologiens, des chercheurs et des dirigeants du monde de la technologie. On y trouvait, entre autres, la co-fondatrice de Mozilla,  Mitchell Baker, le directeur de l’équipe du droit à la cybersécurité de Facebook, Gavin Corn, et le co-fondateur de LinkedIn, Reid Hoffman.

“La technologie a des implications de plus en plus importantes pour l’activité humaine”

“Les développements remarquables dans le domaine de la technologie, en particulier ceux qui concernent l’intelligence artificielle, soulèvent des implications de plus en plus importantes dans tous les domaines de l’activité humaine. (…) Pour cette raison, des discussions ouvertes et concrètes sur ce thème sont plus que jamais nécessaires », a déclaré le pape.

“Une forme de barbarie dictée par la loi du plus fort”

Le pontife a mis en garde contre les risques associés à la propagation “d’opinions tendancieuses et de données fausses qui pourraient empoisonner les débats publics et même manipuler les opinions de millions de personnes, au point de mettre en danger les institutions, y compris celles qui garantissent une coexistence civile pacifique”. “Si ce que l’humanité qualifie de progrès technologique devenait un ennemi du bien commun, cela conduirait à une régression funeste vers une forme de barbarie dictée par la loi du plus fort », a dit le Saint Père.

Les officiels du Vatican ont indiqué que les débats de la conférence pourraient être repris dans le cadre d’un prochain document papal sur l’intelligence artificielle. Le Vatican avait déjà employé la même démarche, et consulté un panel de scientifiques et de décideurs politiques avant de publier son « Laudato Si”, une encyclique consacrée à l’environnement et au changement climatique.