Principaux renseignements
- Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), propose de limiter également l’indexation des honoraires des prestataires de soins indépendants.
- La hausse des coûts liée au vieillissement de la population oblige le gouvernement à rechercher des modèles de financement durables.
- Les responsables envisagent actuellement d’augmenter les tickets modérateurs des patients afin de combler le déficit budgétaire croissant.
Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), propose une nouvelle stratégie visant à réduire les dépenses publiques en limitant également l’indexation des honoraires des médecins et autres prestataires de soins indépendants, rapporte De Standaard.
L’indice des centimes
Cette approche s’inspire de l’ « indice des centimes » déjà appliqué aux salariés dont le revenu brut dépasse 4 000 euros, qui plafonne les ajustements salariaux.
Bien que le gouvernement envisage une limitation similaire pour les honoraires médicaux, le processus est plus complexe car ces rémunérations ne sont pas ajustées automatiquement, mais font l’objet de négociations entre les pouvoirs publics, les mutuelles et les organisations professionnelles médicales.
Élargissement du champ d’application des plafonds d’indexation
Bien que certains rapports suggèrent que cela pourrait permettre d’économiser 650 millions d’euros, le cabinet du ministre conteste ce chiffre. Il explique que l’objectif est de plafonner l’indexation à 2 pour cent plutôt qu’à 2,9 pour cent, et que les économies finales dépendront des catégories de remboursement spécifiques.
L’administration a l’intention de réinvestir les fonds récupérés dans le système de santé. En introduisant cette mesure, Vandenbroucke défie les partis N-VA et MR, qui se montrent généralement plus réticents à réduire les rémunérations des médecins.
Vieillissement de la population
Ces efforts sont motivés par la nécessité urgente de maîtriser la flambée des coûts de santé. Des données récentes de la Commission sur le vieillissement alertent sur le fait que les dépenses sociales passeront de 25,7 pour cent du PIB en 2025 à 27,2 pour cent d’ici 2050 en raison du vieillissement de la population. Par conséquent, trouver des modes de financement durables est devenu une priorité pour le gouvernement actuel afin de maintenir le système à un niveau abordable.
Débat sur les tickets modérateurs des patients
Parallèlement aux plafonds d’indexation, le gouvernement réexamine la question du « remgeld » , c’est-à-dire les tickets modérateurs que les patients paient de leur poche dans. Autrefois sujet tabou pour les socialistes et les caisses d’assurance maladie en raison des préoccupations liées à l’accessibilité des soins, le ministre reconnaît désormais que l’augmentation de ces frais est nécessaire.
Alors qu’un accord précédent visait à lever 125 millions d’euros grâce à cette source, les modalités exactes de mise en œuvre restent à déterminer. Des partis comme le MR et la N-VA plaident en faveur d’une augmentation des frais lors des consultations chez le médecin généraliste, tandis que les experts de l’INAMI (Institut national d’assurance maladie-invalidité) suggèrent qu’une augmentation des frais pour les consultations chez les spécialistes constituerait une alternative plus viable. Toutefois, si le déficit budgétaire s’avère plus important que prévu, les frais de base pour les consultations médicales pourraient inévitablement être revus à la hausse.
(at)
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