Le ministre de la Défense belge Francken (N-VA) demande de la patience concernant le contrôle indépendant de l’achat d’équipements anti-drones


Principaux renseignements

  • Le gouvernement belge envisage de mener un audit indépendant afin de répondre aux inquiétudes suscitées par son achat de technologies anti-drones.
  • Les partis d’opposition font pression pour que la Cour des comptes mène l’enquête, car une enquête judiciaire parallèle empêche le Service fédéral d’audit d’y participer.
  • Cette controverse menace de saper la confiance du public dans les investissements de la Défense, ce qui pourrait retarder les dépenses futures jusqu’à ce que la question soit résolue.

À la suite d’un article récent et révélateur qui remettait en question l’achat de technologies anti-drones par le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA), le gouvernement belge a décidé qu’un audit indépendant devait être mené. La question de savoir qui sera chargé de le réaliser fait toutefois encore l’objet de discussions.

Option d’audit alternative

Francken avait initialement demandé un audit au Service fédéral d’audit (FIA), mais celui-ci a été refusé en raison d’une enquête judiciaire parallèle. Le FIA étant dans l’impossibilité de mener l’audit, les partis d’opposition ont demandé à la Cour des comptes d’intervenir. Bien que Francken affirme soutenir une transparence totale et n’avoir rien à cacher, il reconnaît la nécessité de prendre une décision quant à la marche à suivre.

Le ministre a défendu sa décision d’acheter l’équipement anti-drones, affirmant qu’aucun fournisseur n’avait contesté la procédure de passation de marché.

Doutes persistants

Cependant, les membres de l’opposition restent sceptiques, remettant en question la prétendue menace des drones russes et la manière dont Francken a traité les preuves vidéo présentées lors de l’enquête.

Des inquiétudes ont été exprimées quant au fait que cette controverse pourrait éroder le soutien du public aux investissements dans la défense. Certains partenaires de la coalition ont même suggéré de ralentir ces investissements jusqu’à ce que la question soit résolue.

À la recherche d’une solution

Si la FIA reste l’option privilégiée par certains pour mener un audit, de plus en plus de voix s’élèvent pour demander que la Cour des comptes se charge de cette tâche. Francken a appelé à la patience pendant que le gouvernement délibère et cherche une solution qui satisfasse toutes les parties concernées. (fc)

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