Le groupe d’experts veut ajuster ‘la règle des quatre personnes’

Isopix

Erika Vlieghe, à la tête du groupe d’experts chargés du déconfinement (GEES) qui conseillent le gouvernement, a indiqué ce jeudi sur la VRT son souhait de voir la fameuse règle des quatre personnes ajustée lors du prochain Conseil national de sécurité, prévu le 3 juin prochain. ‘Ce système a atteint ses limites’, estime-t-elle.

‘Nous devrons toujours limiter nos contacts, mais peut-être d’une manière différente et moins contraignante qu’avec ce chiffre quatre’, a encore précisé Erika Vlieghe.

L’experte en maladies infectieuses a fait savoir que le comité d’experts souhaitait par conséquent voir cette règle, en vigueur actuellement, être modifiée lors du prochain CNS. Cette consigne qui limite les contacts sociaux à quatre personnes, qui doivent toujours être les mêmes afin de former une ‘bulle’, n’est plus tenable, selon Erika Vlieghe. ‘Ce système a atteint ses limites’, a-t-elle dit.

Les ‘bulles’ restent importantes

Depuis le 10 mai dernier, jour de la Fête des Mères, nous pouvons à nouveau recevoir des visites. Chaque famille peut avoir des contacts avec quatre personnes qui ne vivent pas sous le même toit. Mais les conditions assorties à ce premier assouplissement des restrictions en matière de contacts sociaux depuis le début du confinement sont strictes et ont engendré de la confusion dès le départ.  Mais les conditions strictes attachées à cette visite ont créé une confusion dès le départ. ‘Il y a eu beaucoup d’agitation autour de cette mesure des quatre personnes’, a noté l’infectiologue. ‘Nous voulons donc la simplifier.’

Cependant, le concept des ‘bulles’, c’est-à-dire la fait de mettre le moins de ménages possible en contact les uns avec les autres, reste important, a insisté Erika Vlieghe. Le maintien d’une distance physique et le respect des s mesures d’hygiène restent également un aspect essentiel de chaque visite.

‘Nous ne devons certainement pas recommencer soudainement à côtoyer de nombreuses personnes. Le nombre de contacts que vous avez doit rester clair. Le virus n’est pas parti. Si vous tombez malade, vos contacts doivent pouvoir être répertoriés et testés si nécessaire’, a-t-elle conclu.