Le futur des vélos Uber Jump sévèrement compromis à Bruxelles

Uber va doubler son investissement dans les vélos et scooters électriques en 2020, avec une présence toute particulière en Europe.
Isopix

Uber a licencié toutes ses équipes Jump présentes dans la capitale dans le cadre d’un accord avec une autre société de location, Lime. L’avenir des vélos électriques à Bruxelles est plus qu’incertain, alors que l’entreprise américaine licencie à tout de bras dans le monde entier.

Selon une information du journal Le Soir, Uber a licencié l’entièreté de son équipe Jump à Bruxelles la semaine dernière, soit ‘entre 40 et 50 personnes’ au total, selon un travailleur désormais au chômage. L’annonce les a tous pris par surprise, l’entreprise leur ayant indiqué la semaine précédente de ‘ne pas s’en faire’. Ils étaient presque tous intérimaires.

Cette mauvaise nouvelle est une conséquence d’un accord conclu avec la société Lime le 7 mai dernier. Uber a accepté d’injecter 170 millions de dollars dans sa concurrente et de lui céder les actifs de Jump, ses vélos électriques en location. Conséquence de cette fusion: les vélos Jump et les trottinettes Lime pourront être loués sur une même application. Le but final étant de sauver Lime d’une banqueroute provoquée par la pandémie de coronavirus.

Si cette fusion devait transférer certaines équipes de Jump chez Lime, à Bruxelles c’est le licenciement pur et simple. Et l’avenir de la société chez nous est incertain après le confinement, indique un des travailleurs congédiés. Sachant que Jump a déjà annoncé son départ de grandes villes telles que Mexico et Sao Paulo, les signaux ne sont pas au vert.

Un quart de ses employés licencié

De manière générale, les perspectives ne sont pas très optimistes chez Uber. Début du mois, l’entreprise californienne annonçait licencier 3.700 travailleurs, soit environ 14 % de ses 26.900 employés. Hier, elle a révélé en licencier 3.000 supplémentaires, portant les réductions totales de ces dernières semaines à un quart de sa main-d’œuvre.

Le dirigeant d’Uber a déclaré que ces mesures étaient nécessaires ‘pour assurer notre avenir’ alors que la pandémie a fait chuter ses activités de 80 % le mois dernier. ‘Nous devons nous établir comme une entreprise autonome qui ne dépend plus de nouveaux capitaux ou d’investisseurs pour continuer à croître, à s’étendre et à innover’, écrit le CEO Dara Khosrowshahi dans une lettre au personnel. ‘Nous devons prendre ces mesures difficiles pour rester forts sur nos deux pieds, pour assurer notre avenir et pour poursuivre notre mission.’

Au total, ces mesures doivent permettre de réduire les dépenses d’un milliard de dollars, a déclaré la société.

Si le service de livraison Uber Eats de l’entreprise a connu une forte croissance grâce au confinement, ce ne sera pas suffisant pour éponger les énormes pertes subies par l’entreprise. Des pertes qu’elle accusait déjà même avant la pandémie.

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