Le confinement n’a pas conduit à une redécouverte des boulangeries

Isopix

Depuis que nous sommes en confinement, nous achetons plus de pains, mais moins de tartes. Et bien que nous avons plus de temps, nous n’allons pas plus souvent à la boulangerie. Les boulangeries voient donc leur chiffre d’affaires baisser de 15%.

Vous avez peut-être déjà vu de longues files devant les boulangeries pendant ce confinement. Il semblerait, à première vue, que nous allons soudainement à la boulangerie en masse. Ce serait d’ailleurs l’occasion parfaite de faire une petite promenade. Mais, rien n’est plus éloigné de la vérité. Selon la fédération flamande de boulangers Bakkers Vlanderen, les boulangeries vendent jusqu’à 15% de moins depuis le début de la crise.

Nos habitudes d’achat ont changé avec le confinement. ‘Les gens ne mangent plus à l’extérieur, ils ont plus de temps et doivent organiser tous les repas à la maison. Cela donne un énorme coup de pouce pour les ventes de pain’, explique Bruno Kuylen, directeur de Bakkers Vlaanderen. ‘On voit une augmentation de 10% du nombre de pains vendus. Mais d’un autre côté, la vente de gâteaux est en forte baisse suite à la suppression de nombreux événements et de mariages. Cela fait un fameux trou dans les finances.’

Les dimanches

Les jours où nous allons à la boulangerie ont changé aussi. Fini le temps où nous allions tous les dimanches acheter des pistolets et des pâtisseries. Maintenant, nous y allons bien plus souvent en pleine semaine. Cela ne signifie pas que nous ne nous faisons plus plaisir de temps en temps. L’ennui que provoque le confinement nous incite même à le faire un peu plus souvent. Les ventes de petites pâtisseries comme des brownies et des muffins ont augmenté de 15%.

La baisse générale du chiffre d’affaire peut aussi être fortement impactée par les magasins qui ne voient plus aucun client. A la côte, à la frontière ou dans les grandes villes, les boulangeries ont vu une baisse significative du nombre de clients. ‘Cela est uniquement dû à la fermeture des frontières‘, explique Kuylen. ‘Les Néerlandais ne peuvent plus acheter leur pain de l’autre côté de la frontière. Les gens ne peuvent pas se rendre dans leur résidence secondaire à la côte. Et dans les grandes villes, il y a beaucoup moins de touristes.’

Baisse de salaire

La fédération des boulangers s’inquiète de l’évolution de la situation lors des semaines à venir. ‘Ces derniers jours, par exemple, les ventes de pain ont à nouveau baissé’, note Kuylen. ‘Il y a plusieurs raisons à cela. Dans un premier temps, il y a de nombreux pains qui sont entreposés dans les réserves, mais les gens ont aussi de plus en plus de doutes sur leur salaire pour les prochains mois’.

De nombreuses entreprises ont dû temporairement réduire leur nombre de salariés. Plus d’un million de travailleurs sont maintenant au chômage temporaire, ce qui signifie une baisse de salaire pour les prochains mois. Il est fort probable que les gens diminuent donc un peu leurs achats à l’avenir.