Principaux renseignements
- Le Canada va équiper ses avions de combat furtifs F-35A de missiles Joint Strike Missiles (JSM) de dernière génération.
- Ces armes à vitesse subsonique élevée augmentent le rayon d’action opérationnel de la flotte et améliorent la précision de tir.
- Le gouvernement canadien envisage de constituer une flotte mixte en y intégrant éventuellement des avions Gripen suédois.
L’Aviation royale canadienne s’apprête à renforcer sa puissance offensive en intégrant des missiles Joint Strike Missiles (JSM) à sa future flotte d’avions furtifs F-35A. Fabriquées par la société norvégienne Kongsberg Defence & Aerospace, ces armes conféreront aux chasseurs de cinquième génération du Canada des capacités de combat avancées.
Sixième pays
En choisissant ce système, le Canada devient le sixième pays à adopter le JSM, suivant ainsi les traces des États-Unis, de l’Allemagne, du Japon, de l’Australie et de la Norvège.
350 kilomètres d’autonomie
Cette acquisition fait suite à la signature d’un contrat d’une valeur d’environ 484 millions de dollars américains (424 millions d’euros), comme l’a annoncé Kongsberg le 30 juin. Selon le PDG Eirik Lie, l’introduction de ces missiles améliorera considérablement le rayon d’action et l’efficacité globale de la flotte de chasseurs canadiens.
Conçu pour les compartiments d’armement internes du F-35, le JSM peut parcourir 350 kilomètres à des vitesses subsoniques élevées. Son système de guidage sophistiqué à imagerie infrarouge lui permet d’engager efficacement aussi bien des cibles terrestres que des navires de surface.
F-35 et Gripen
Cette modernisation de l’armement s’inscrit dans le cadre d’un effort de modernisation plus large des forces armées canadiennes, qui prévoyaient initialement d’acheter 88 avions F-35A Lightning II à Lockheed Martin. Cependant, la composition finale de la flotte fait encore l’objet de délibérations.
La ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, a indiqué que le gouvernement pourrait s’orienter vers une flotte diversifiée, réduisant potentiellement le nombre de F-35 au profit de l’acquisition d’avions Gripen E/F de fabrication suédoise.
Alors que le Canada s’est officiellement engagé à acheter au moins 16 F-35, certains rapports suggèrent que le gouvernement s’apprête désormais à en acquérir 14 supplémentaires. Parallèlement, Saab continue de faire pression en faveur du Gripen, en mettant en avant la possibilité de mettre en place des activités d’assemblage, de maintenance et de logistique au Canada dans le cadre de sa proposition pour le projet « Future Fighter Capability ». (fc)
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