L’autre chute sur le marché crypto: la part des activités criminelles

Un effondrement de 80%. Le pourcentage des opérations crypto reliées à des fraudes, piratages, et autres activités illégales a littéralement fondu.

« Si l’activité illicite des cryptomonnaies en 2021 représente une valeur monétaire beaucoup plus importante par rapport aux années précédentes, il est important de noter qu’elle continue de diminuer en pourcentage de l’activité globale », souligne l’entreprise d’analyse blockchain CipherTrace, jeune filiale du géant des paiements Mastercard, dans son nouveau rapport Crypto Crime.

Pour mémoire, le marché crypto s’était envolé vers les 3.000 milliards $ de capitalisation globale en novembre 2021. Le pourcentage d’activités crypto criminelles aurait dû suivre mécaniquement la même trajectoire ascensionnelle. Or, le volume des transactions illégales est passé de la déjà relativement marginale part de 0,6% en 2020 à 0,1% l’année dernière.

Cela étant dit, il reste toujours bon de se rappeler qu’il ne s’agit là que des activités connues. Sans oublier que les criminels adaptent leur mode opératoire. CipherTrace observe des évolutions notables et des tendances qui se sont confirmées durant le premier trimestre 2022 : augmentation des hacks dans la DeFi, nouvelle génération de services de mixage, modèles de blanchiment via les NFT ou encore les ransomwares à double extorsion (vol de données et encryptage des données).

La régulation, cette incitation

Dans le même temps, les régulateurs internationaux tentent de suivre le mouvement. « Les gouvernements commencent à prendre des mesures décisives pour s’assurer que cet espace n’est pas seulement un Far West des temps modernes », expliquent les rapporteurs. Ils prennent en exemple le décret exécutif du président américain en mars dernier qui a pour ambition le développement responsable des actifs numériques, en visant notamment à « mitiger la finance illicite ».

CipherTrace cite également les travaux réglementaires en Europe, faisant remarquer le contraste entre l’approche de l’Union européenne et celle des États-Unis. « Si tous deux cherchent à promouvoir un écosystème plus réglementé et plus fiable pour les actifs numériques, la proposition de l’UE se concentre davantage sur le thème de l’activité illicite. »

Notons enfin, au travers des 42 millions $ d’amende essuyée par Tether, que les acteurs crypto ont « une incitation bien réelle » à composer avec les autorités s’ils ne veulent pas faire face à de lourdes pertes.

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