L’Atomium est au bord de la faillite

(AP Photo/Virginia Mayo)

L’Atomium de Bruxelles, l’une des attractions touristiques les plus connues de Belgique, est au bord de la faillite.

L’Atomium a été construite à l’occasion de l’Exposition universelle de 1958. La structure en acier comporte 9 sphères, dont 5 sont accessibles au public. Mais l’ASBL qui gère l’édifice tire aujourd’hui la sonnette d’alarme. Un trou de 3 millions d’euros provoqué par la crise du coronavirus pourrait être fatal à l’attraction. Le monument est en effet fermé au public depuis le 14 mars. Un bénéfice de 800.000 euros avait été budgété pour cette année.

L’Atomium risque donc de devenir l’une des plus célèbres victimes de la chute du tourisme international. Les voyageurs étrangers représentent plus de 70% des visiteurs et ce sont précisément ces étrangers qui ne se rendront plus en Belgique au cours des prochains mois.

Les réserves financières seront épuisées d’ici la fin de l’année

Le conseil d’administration de l’ASBL Atomium appelle désormais le gouvernement à sauver cet emblème touristique national. 89% de ses revenus sont générés par la vente des billets d’entrée. 3% proviennent des subventions accordées par la Ville de Bruxelles pour l’organisation d’expositions. Selon le conseil d’administration, les réserves financières de l’ASBL seront épuisées d’ici la fin de l’année, malgré le fait que les contrats à temps partiel ou étudiants aient déjà été résiliés.

L’échevine du tourisme de la Ville de Bruxelles, Delphine Houba, a déclaré qu’elle ferait tout ce qui est en son pouvoir pour sauver le monument. Elle demande également au gouvernement fédéral de venir en aide à l’Atomium.

Enfin, l’ASBL elle-même évoque les attentats de mars 2016, à la suite desquels les étrangers avaient également déserté l’attraction touristique. Mais grâce au public belge, le pire avait pu être évité. Cependant, ce n’est qu’en 2019 que le gouffre financier engendré avait pu enfin être comblé.

En attendant, le conseil d’administration de l’Atomium espère être en mesure d’accueillir 25% du nombre habituel de visiteurs à partir du 1er juillet.