Principaux renseignements
- Les cours de l’or restent stables en raison de la dépréciation du dollar américain et des inquiétudes liées au déficit budgétaire.
- Les investisseurs attendent les indications de la Réserve fédérale lors du symposium de Jackson Hole.
- La persistance de l’inflation et l’incertitude concernant les taux d’intérêt créent des perspectives volatiles pour l’or.
Les cours des métaux précieux restent stables. À 13 h 16, le cours au comptant de l’or a grimpé à 4 591 dollars l’once, tandis que les contrats à terme sur l’or s’établissaient à 4 644 dollars.
Inquiétudes concernant le déficit budgétaire américain
Cette tendance haussière est alimentée par des craintes persistantes concernant la dépréciation du dollar américain et par des inquiétudes croissantes au sujet du déficit budgétaire américain.
Ces craintes se sont intensifiées la semaine dernière lorsque le Trésor américain a élargi son programme de rachat d’obligations anciennes à long terme, provoquant une hausse des prix de plus de 5 pour cent.
Attentes autour du symposium de Jackson Hole
Les investisseurs se concentrent désormais sur le prochain symposium de Jackson Hole, dans le Wyoming, où le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, doit prendre la parole aujourd’hui. Les acteurs du marché espèrent que son discours offrira une feuille de route plus claire en matière de politique monétaire.
Selon les analystes, l’absence d’indications explicites concernant les futurs taux d’intérêt pourrait ne pas modifier les anticipations actuelles du marché. Actuellement, l’outil CME FedWatch indique une probabilité de 73,6 pour cent d’une hausse des taux d’ici décembre et de 38,1 pour cent pour septembre.
Pressions inflationnistes
Les récentes données économiques, qui montrent que l’inflation annuelle en juillet est restée stable et a largement dépassé l’objectif de 2 pour cent, viennent compliquer encore davantage le processus décisionnel de la Fed. Le fait que l’inflation ait cessé de baisser après avoir atteint un pic provoqué par les conflits impliquant l’Iran devrait exacerber le débat interne sur l’opportunité de relever les taux.
Parallèlement, les tensions géopolitiques restent un facteur à prendre en compte, même si les efforts diplomatiques reprennent, le Premier ministre du Qatar se rendant à Téhéran après une période de tensions accrues entre les États-Unis et l’Iran.
(at)
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