L’Allemagne souhaite contribuer à hauteur de 50 millions d’euros à la remise en état de la centrale nucléaire de Tchernobyl


Principaux renseignements

  • L’Allemagne propose 50 millions d’euros pour la remise en état du sarcophage de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
  • Les subventions de l’Union européenne viennent s’ajouter aux 500 millions d’euros de coûts estimés, pour un montant total de 75 millions d’euros.
  • Les pays du G7 doivent coordonner une approche mondiale afin de prévenir les fuites radioactives.

Le ministère fédéral allemand de l’Environnement propose une contribution financière pouvant atteindre 50 millions d’euros pour aider à la restauration de la structure de protection de la centrale nucléaire de Tchernobyl. C’est ce que rapporte le journal Welt.

Cette initiative fait suite à une frappe russe par drone en 2025 qui a compromis l’intégrité de l’enceinte de sécurité du site.

Financement de la restauration

Étant donné que le coût total de la restauration devrait s’élever à au moins 500 millions d’euros, ce montant dépasse les capacités financières de l’Ukraine.

Outre l’aide proposée par l’Allemagne, l’Union européenne met à disposition 75 millions d’euros de subventions. Celles-ci sont spécifiquement destinées à la reconstruction du « New Safe Confinement ».

Calendrier

Le ministre allemand de l’Environnement, Carsten Schneider, qui s’est récemment rendu à Kiev et prévoit de visiter la centrale, a demandé à la commission budgétaire du Bundestag d’approuver le déblocage des fonds.

La proposition prévoit l’allocation du budget au cours de l’exercice 2026, le versement final étant attendu d’ici 2027. Schneider a souligné qu’une intervention immédiate était vitale pour empêcher toute fuite de matières radioactives dans l’atmosphère environnante.

Risques techniques

Des spécialistes ont averti que l’arche en acier, construite pour recouvrir le sarcophage en béton d’origine, ne pouvait plus garantir une protection totale.

Schneider a souligné la complexité technique du projet et a fait remarquer qu’il nécessitait une approche coordonnée à l’échelle mondiale. C’est pourquoi des discussions ont déjà été engagées entre les pays du G7 afin de coordonner les travaux de remise en état.

Conséquences des attaques précédentes

Des rapports antérieurs d’Energoatom, datés du 7 juin, décrivaient en détail une attaque contre le bâtiment de réception des conteneurs de l’installation, qui a provoqué un incendie et une défaillance structurelle.

Bien que cet incident ait causé des dégâts considérables, l’entreprise a précisé que le bâtiment ne contenait pas de combustible nucléaire usé et que les niveaux de rayonnement étaient restés stables et sans danger. (lv)

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