Principaux renseignements
- Les tensions au Moyen-Orient font grimper les cours du pétrole brut.
- L’instabilité géopolitique limite la production et la disponibilité mondiales.
- Les stocks américains de produits raffinés continuent de baisser.
Les cours du pétrole brut ont de nouveau affiché une tendance à la hausse aujourd’hui, alimentée par la crainte que le conflit persistant entre les États-Unis, Israël et l’Iran ne continue d’entraver la production au Moyen-Orient et de restreindre davantage l’offre mondiale.
À 9 h 53, le Brent s’échangeait à 93,06 dollars le baril, tandis que le WTI s’établissait à 85,78 dollars le baril. Ces mouvements marquent le cinquième jour consécutif de hausse pour ces deux indices de référence.
Instabilité régionale
Les analystes de marché estiment que, si les violences intermittentes dans la région maintiennent les prix à un niveau élevé, une hausse significative nécessiterait une escalade plus importante. Ils ont noté qu’une lente remontée des prix est attendue en raison de l’instabilité des négociations de paix et des relations tendues impliquant l’Iran, Oman et les Émirats arabes unis. Les tensions ont été encore exacerbées par la décision des Émirats arabes unis de suspendre toutes leurs relations économiques et financières avec l’Iran.
Instabilité autour du détroit d’Ormuz
Des informations contradictoires concernant le détroit d’Ormuz ont contribué à cette volatilité. Alors que le président américain Donald Trump affirmait que la voie maritime était opérationnelle et qu’il n’y avait pas de pourparlers diplomatiques, les responsables iraniens soutenaient que la voie restait fermée.
Malgré ces contradictions, les données récentes sur le trafic maritime indiquent que le trafic dans le détroit est resté stable mercredi, bien que les volumes soient nettement inférieurs à ceux d’avant la guerre, lorsque le détroit traitait environ 20 pour cent de la consommation mondiale de pétrole.
Impact sur les produits raffinés et les stocks
Au-delà du pétrole brut, le conflit a mis à rude épreuve l’approvisionnement en produits raffinés, entraînant une diminution des réserves. Selon l’Energy Information Administration, les stocks américains de fioul domestique et de gazole ont baissé pendant trois semaines consécutives.
À l’inverse, les stocks de pétrole brut ont augmenté de manière inattendue de 4,4 millions de barils au cours de la semaine s’achevant le 14 août, contredisant les prévisions du marché qui tablaient sur une baisse de 600 000 barils.
(at)
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