Laisser tomber le PIB pour un indicateur du bien-être des populations : une idée qui séduit de plus en plus de pays

C’était une exception qui faisait sourire : le Bhoutan était célèbre pour ne pas tant se soucier de son PIB que du Bonheur national brut – Gross National Happiness ou GNH. Mais un nombre croissant de pays sont séduits par cette manière de juger un succès économique et sociétal, y compris en Europe.

Pourquoi est-ce important ?

La croissance économique comme indicateur de progrès - c'est ce que sous-entend le PIB - reste un choix idéologique, et il fait de moins en moins l'unanimité.

La croissance, c’est surfait

Dans l’actualité : La Finlande, l’Islande, l’Écosse, le Pays de Galles et la Nouvelle-Zélande se sont associés au sein du Wellbeing Economy Governments partnership (« Gouvernements pour une économie du bien-être »), une coalition qui veut remettre au centre des préoccupations le bien-être des populations plutôt que la croissance à outrance.

  • La coalition veut rejeter le calcul du PIB comme seule jauge du succès d’un pays, et plutôt se recentrer sur le bien-être des populations.
  • L’initiative fait boule de neige : la Nouvelle-Zélande a publié son premier rapport national sur le bien-être, et l’Union européenne a reconnu la nécessité de passer à une « économie du bien-être ».
  • L’objectif du partenariat : « offrir un bien-être partagé aux populations et à la planète d’ici 2040. » Et d’autres pays envisagent de le rejoindre. L’Australie, le Canada et le Costa Rica travaillent déjà en étroite collaboration avec cette « alliance de la post-croissance. »

« La nécessité d’un nouveau modèle économique n’a jamais été aussi claire, ce qui, je pense, explique pourquoi nous constatons un tel intérêt croissant pour l’approche de l’économie du bien-être, tant ici en Écosse que dans le monde entier. Construire une économie du bien-être est un énorme défi pour tout pays, à tout moment, et les crises actuelles auxquelles nous sommes confrontés rendent la tâche plus difficile – mais elles soulignent également pourquoi nous devons effectuer cette transformation de toute urgence »

Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise, auprès de CNBC.

Concrètement, on fait quoi ?

Le premier rapport publié sur ce sujet en Nouvelle-Zélande pourra servir de modèle aux pays qui comptent prendre le train en marche.

  • Celui-ci constate l’écart important et croissant entre le bien-être des citoyens plus âgés et celui des plus jeunes.
  • Il a dégagé différentes pistes à l’attention du monde politique néozélandais sur lesquelles se concentrer : la santé mentale, la réussite scolaire et l’accessibilité et la qualité du logement.
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