La Wallonie se positionne pour la stérilisation de masques

En marge des projets initiés par le gouvernement wallon autour du CHU de Liège, d’autres solutions de décontamination de masques naissent dans la région, rapporte L’Echo jeudi. Deux entreprises, SalamanderU et Solidfog, joignent leurs compétences pour proposer une solution destinée à en décontaminer de grands volumes.

A la différence des autres solutions proposées, celle-ci vise une décontamination à grande échelle. Établie à Marche, SalamanderU est spécialisée dans les unités de confinement, comme des isolateurs ou des « bulles » étanches de différentes capacités et dans les systèmes de contrôles de ces unités.

De son côté, Solidfog (Ciney) développe des systèmes de stérilisation et de décontamination par brumisation de peroxyde d’Hydrogène (H2O2). La combinaison des deux compétences permet de mettre au point des mini-salles de décontamination dans lesquelles peuvent être « nettoyés » jusqu’à 350 masques FFP2 ou FFP3 à la fois.

L’installation de la « Clean Bubble », cette chambre de plastique étanche de 8 m³ environ, peut être installée n’importe où et permet de traiter jusqu’à 350 masques à la fois en six heures. « À raison de trois cycles par jour, cela permet de décontaminer près de 1.000 masques par jour », estime Yves Marée, directeur général de Solidfog.

Pour un prix de revient estimé pour l’instant à 60 centimes par masque, à comparer au prix du masque neuf de près de 5 euros au cours actuel.

Nouvel arrivage foireux

Ce mercredi, on a appris qu’un nouveau lot de masques était inutilisable. Des masques KN 95 dont les tests ont montré des failles et qui devaient être distribués en Wallonie par le fédéral.

La Wallonie avait elle-même effectué des commandes de masques KN 95 qu’elle s’est empressée d’annuler. Ces lots proviendraient à nouveau de la Chine.