La présidente du New York Stock Exchange: ‘Non, la Bourse n’est pas devenue un casino’

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Bryan Smith/Zuma Press/ISOPIX

Le tumulte autour de GameStop et la popularité soudaine des actions liées au cannabis alimentent l’idée selon laquelle les marchés boursiers ressemblent de plus en plus à un casino. ‘Ce n’est pas vrai’, clame Stacey Cunningham, présidente de la Bourse de New York (NYSE).

Depuis le début de l’année, beaucoup de choses se sont produites sur les marchés boursiers. Il y a d’abord eu la tempête autour des actions de GameStop, avant l’explosion soudaine de la popularité des actions liées au cannabis. Dans un cas comme dans l’autre, le groupe Reddit WallStreetbets était à la base de ces étonnants rallyes boursiers. Et certains politiques ne voient pas d’un bon œil la popularité croissante des marchés boursiers.

Casino personnel

La démocrate américaine et sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren, a récemment comparé les marchés boursiers à un casino. ‘Les fonds spéculatifs considèrent les marchés boursiers comme leur casino personnel’, a-t-elle déclaré il y a quelques semaines lors de la débâcle de GameStop. ‘Les bourses ne sont plus le reflet de la réalité économique.’

Stacey Cunningham répond à présent à la démocrate: ‘Les marchés boursiers ne sont pas un casino. Ils sont très réglementés et étroitement surveillés. L’objectif des bourses est de donner aux investisseurs la possibilité de placer leur argent dans des entreprises auxquelles ils croient.’

La présidente du New York Stock Exchange souligne en outre que ceux qui entrent en bourse peuvent investir leur capital sur le long terme. ‘Ce n’est pas le cas dans les casinos’, dit-elle.

Parier avec des actions

En attendant, des recherches universitaires ont démontré qu’il existe bel et bien certaines similitudes entre les casinos et les marchés boursiers. Une étude publiée en janvier dernier a montré que l’on parie 3,5 fois plus sur les marchés boursiers que dans des endroits plus traditionnels comme les casinos ou les loteries.

Les chercheurs ont identifié ce que l’on appelle les titres-loterie en examinant le volume des transactions divisé par la capitalisation boursière et en recherchant des ratios inhabituellement élevés. C’est surtout en Chine et en Thaïlande que les paris sur les marchés boursiers sont les plus populaires.

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